Home MondeIsraël n’est pas encore satisfait – la Chine donne une réponse frappante

Israël n’est pas encore satisfait – la Chine donne une réponse frappante

by Clara Dubois

Publié le 27 mai 2025 à 15h00. Un accord de cessez-le-feu « de première phase » a été conclu entre Israël et le Hamas, après deux ans de conflit dévastateur à Gaza, grâce à la médiation des États-Unis, du Qatar, de l’Égypte et de la Turquie.

  • Israël et le Hamas se sont mis d’accord sur une première phase de cessez-le-feu dans la bande de Gaza.
  • L’accord est soumis à l’approbation du cabinet israélien, prévue dans la soirée, malgré une opposition interne.
  • Plusieurs acteurs internationaux, dont la Turquie et la France, se mobilisent pour assurer la mise en œuvre de l’accord et envisager l’avenir de Gaza.

Après deux années de conflit meurtrier, un espoir fragile se profile à l’horizon pour la population de Gaza. Le ministère de la Santé de Gaza a recensé un bilan effroyable : 67 194 Palestiniens tués et 169 890 blessés depuis le 7 octobre 2023. Cette situation humanitaire désastreuse a rendu impératif un accord de cessez-le-feu.

L’annonce de cet accord a été précédée d’une confusion initiale, les médias israéliens et égyptiens ayant annoncé son entrée en vigueur à midi, heure locale, avant que le bureau du Premier ministre israélien ne précise qu’il ne deviendrait effectif qu’après l’approbation du cabinet. Une réunion du cabinet de sécurité est prévue en amont de la session du cabinet, prévue à 18h00 heure locale, pour discuter des modalités de libération des otages israéliens détenus à Gaza.

L’accord rencontre une forte opposition au sein du gouvernement israélien. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a ouvertement déclaré qu’il ne voterait pas en faveur du cessez-le-feu, tout en promettant que, dès le retour des otages, Israël reprendrait les combats pour « l’éradication complète du Hamas ». Il a souligné la nécessité du désarmement total de Gaza, remettant en question la pérennité de la paix après la libération des otages.

Sur le plan international, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est dit « très heureux » de cet accord et a adressé ses « remerciements particuliers » au président américain Donald Trump pour son rôle dans les négociations. La Turquie, en tant que médiateur, s’engage à « surveiller de près la mise en œuvre minutieuse de l’accord et à continuer à contribuer au processus ». Erdogan a réaffirmé l’objectif de la création d’un État palestinien indépendant, souverain et doté de l’intégrité territoriale, avec Jérusalem-Est comme capitale.

La France prend également une part active dans la recherche d’une solution durable. Les ministres des Affaires étrangères de cinq pays arabes clés – l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis – ainsi que leurs homologues européens (France, Italie, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni), de Turquie et de l’Union européenne doivent se réunir à Paris à 15h00 GMT. Cette réunion abordera le cadre et la mise en œuvre du « lendemain » de la guerre à Gaza, notamment le processus de transition politique, les efforts de reconstruction et la recherche d’une solution politique à long terme. Le président français Emmanuel Macron a souligné que cet accord de cessez-le-feu devait « marquer la fin de la guerre et le début d’une solution politique fondée sur la solution à deux États ».

La Chine a salué l’annonce du cessez-le-feu et a exprimé son espoir d’un arrêt des hostilités « permanent et complet » dans la bande de Gaza. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a réaffirmé la position de Pékin, qui prône le principe selon lequel « les Palestiniens devraient gouverner la Palestine », soulignant ainsi le soutien de la Chine à la souveraineté et à l’autodétermination du peuple palestinien.

Malgré ces développements positifs, la situation humanitaire à Gaza reste critique. Le dernier rapport du ministère de la Santé de Gaza fait état d’au moins 10 Palestiniens tués et de 49 autres blessés au cours des dernières 24 heures, dont deux demandeurs d’aide. Ces chiffres rappellent l’urgence d’un arrêt total et immédiat de la violence.

Le roi Salmane d’Arabie saoudite a salué l’accord de cessez-le-feu, exprimant l’espoir qu’il conduirait à « un retrait complet d’Israël » et à « une action urgente pour soulager les souffrances humanitaires ». Le ministère saoudien des Affaires étrangères a appelé à « rétablir la sécurité et la stabilité et à initier des mesures pratiques pour parvenir à une paix juste et globale basée sur une solution à deux États ».

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Le Hamas accepte le cessez-le-feu, c’est la réponse d’Israël et des États-Unis

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