Les taux d’intérêt à long terme dans la zone euro devraient connaître une hausse progressive, soutenus par une amélioration de la conjoncture économique et une politique monétaire stable de la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, la complexité des réformes des retraites aux Pays-Bas et la situation sur les marchés américains pourraient freiner cette dynamique, notamment sur les échéances les plus longues.
L’amélioration des indicateurs économiques de la zone euro laisse entrevoir une reprise de la croissance, ce qui devrait se traduire par une augmentation des taux swaps à 10 ans. Les experts estiment que ces taux pourraient progresser d’environ 10 points de base par rapport au niveau actuel de 2,65 %, pour atteindre un équilibre de 3 % d’ici 2026. La BCE, quant à elle, maintient une position prudente, signalant qu’elle est prête à ajuster sa politique en fonction de l’évolution de la situation économique.
Cependant, la pente de la courbe des taux pourrait être limitée par des facteurs externes. Aux États-Unis, les rendements des bons du Trésor ont fortement baissé ces derniers mois, après la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC). Si cette tendance se confirme, elle pourrait exercer une pression à la baisse sur les taux européens. De plus, les réformes des retraites aux Pays-Bas, bien qu’importantes, sont difficiles à quantifier en termes d’impact sur les marchés financiers.
Les réformes des retraites aux Pays-Bas, prévues pour janvier 2026, impliquent des transferts massifs d’actifs des fonds de pension vers des obligations. L’estimation précise des flux financiers liés à ces transferts s’avère complexe, en raison de la diversité des profils de maturité et des stratégies de couverture des différents fonds. Des problèmes techniques pourraient également entraîner des retards dans la mise en œuvre de ces réformes.
Par ailleurs, les marchés américains continuent de réagir aux dernières décisions de la Réserve fédérale américaine (Fed). Le maintien des taux d’intérêt inchangés lors de la prochaine réunion de décembre, si jugé approprié, est perçu positivement par les investisseurs. Le taux de chômage, à 4,3 %, est considéré comme « faible », ce qui témoigne de la solidité de l’économie américaine. Toutefois, l’inflation, qui atteint 3 % et devrait continuer à augmenter, suscite des inquiétudes.
Les données économiques à venir devraient donner une indication plus précise de l’évolution de la situation. Vendredi, les chiffres de l’inflation dans la zone euro seront publiés. Les prévisions suggèrent une légère baisse de l’inflation globale, à 0,9 % sur un an, et de l’inflation italienne, à 1,6 %. En raison de la fermeture du gouvernement américain, les données de Market News International (MNI) seront les seules informations notables à suivre.
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