À moins de six mois des élections municipales de mars 2026, la scène politique nîmoise s’anime. Le départ annoncé de Jean-Paul Fournier, maire sortant, ouvre la voie à une bataille de succession à droite, tandis que la gauche tente de s’unir et une nouvelle liste citoyenne entre dans l’arène.
Après un quart de siècle à la tête de la ville, Jean-Paul Fournier (LR), élu maire en 2001, a renoncé à briguer un cinquième mandat. Cette décision a immédiatement déclenché une course à la succession au sein de la droite, où plusieurs personnalités affichent leurs ambitions.
Valérie Rouverand, investie par Renaissance, a été la première à officialiser sa candidature. S’appuyant sur une équipe d’une quarantaine de personnes, elle se positionne comme une alternative centriste face à la droite traditionnelle.
La lutte s’annonce particulièrement serrée au sein du camp républicain, où Franck Proust, président de Nîmes Métropole, et Julien Plantier, ancien premier adjoint de Fournier, se disputent l’héritage du maire sortant. Les tensions entre les deux hommes ont été exacerbées par la décision de Julien Plantier de se lancer dans la course, en rupture avec Fournier et Proust, qui prônaient une gouvernance partagée entre la mairie et la métropole.
Le 30 septembre, les deux rivaux se sont rencontrés pour tenter de dépasser leurs divergences. Julien Plantier, qui a inauguré son local de campagne le 15 octobre, a appelé à une union rapide : « D’ici à début novembre, il faut que l’union se fasse », a-t-il déclaré, cité par Objectif Gard.
Face à cette droite divisée, la gauche affiche une volonté de rassemblement. Le collectif Nîmes en commun regroupe plusieurs formations, dont le PCF et Place publique, autour de Vincent Bouget, chef de file de l’opposition municipale depuis 2020. La Gauche républicaine et socialiste (GRS) soutient cette union, confirmant la désignation de Sébastien Saguer comme chef de file à Nîmes et son soutien à Vincent Bouget.
La France insoumise, cependant, maintient une certaine distance et promet de présenter une liste d’Union populaire indépendante, dont la tête de liste reste à déterminer.
Enfin, une nouvelle liste, “Vivons Nîmes”, s’invite dans la campagne. Menée par Jean-Marc Philibert, 62 ans, ancien gilet jaune et cadre territorial, elle se présente comme apolitique. « On veut redonner le pouvoir aux Nîmois à travers des instances citoyennes », a-t-il déclaré à Ici Gard Lozère.
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