Les actionnaires de Tesla ont massivement approuvé un plan de rémunération de 55 milliards de dollars (environ 50 milliards d’euros) pour Elon Musk, malgré les inquiétudes persistantes concernant la valorisation de l’entreprise et les objectifs ambitieux à atteindre. Cette décision intervient alors que la Chine pourrait dépasser les États-Unis dans la course à l’intelligence artificielle, et que les États-Unis semblent se distancer des politiques environnementales européennes.
Le vote en faveur de la rémunération de Musk est intervenu après que les actionnaires aient validé à 75 % un plan qui conditionne le versement de cette somme à la réalisation de performances significatives : une capitalisation boursière de 8 500 milliards de dollars (environ 7 850 milliards d’euros) et un bénéfice net de 400 milliards de dollars (environ 370 milliards d’euros). Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise devra notamment miser sur le succès de ses projets ambitieux, tels que les Robotaxis et le robot humanoïde Optimus.
Parallèlement, Jensen Huang, PDG de Nvidia, a exprimé son inquiétude quant à la position des États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle. Selon un rapport du Financial Times, Huang estime que la Chine pourrait prendre l’avantage grâce à des coûts énergétiques plus faibles et une réglementation moins contraignante. Il a mis en garde contre le risque d’une prolifération de réglementations différentes au sein des 50 États américains, qui pourraient freiner l’innovation. « 50 nouvelles réglementations pourraient aboutir à un frein à l’innovation », a-t-il déclaré au Financial Times. Cette préoccupation se traduit par une volonté de Nvidia de renforcer sa présence en Chine, avec un bureau déjà établi à Shanghai.
Les données économiques chinoises révèlent un léger recul des exportations en octobre, avec une baisse de 1,1 %. Cette diminution est principalement due à une chute de 25 % des exportations vers les États-Unis. Toutefois, hors États-Unis, les exportations chinoises ont augmenté de 3,1 % au cours du même mois. L’impact de l’accord récent entre les présidents Xi et Trump sur les droits de douane sera scruté de près en novembre, afin de déterminer si les exportations chinoises rebondiront.
Les États-Unis semblent, à ce stade, adopter une approche économique distincte de celle de l’Union européenne. Le pays a largement supprimé les taxes sur le carbone, a atteint l’indépendance énergétique et attire désormais des entreprises internationales fuyant les réglementations plus strictes de l’UE. L’entreprise BASF, par exemple, augmente ses investissements aux États-Unis en raison d’une amende potentielle de 2,95 milliards d’euros (environ 3,1 milliards de dollars) qui lui serait infligée par l’UE pour ses émissions de carbone. La concurrence entre les 50 États américains pour attirer ces relocalisations est également considérée comme un facteur positif.
Enfin, des facteurs démographiques, notamment le déclin du nombre de ménages en Asie et en Europe, contribuent à une fuite de capitaux vers les États-Unis, encouragée par les politiques tarifaires du président Trump. Les États-Unis, en particulier dans les régions montagneuses de l’Ouest et du Sud, affichent une croissance démographique favorable à la famille, ce qui stimule naturellement la croissance économique.
Sur le même sujet
