Publié le 2025-10-09 14:55:00. Une large majorité d’Ukrainiens rejette toute concession territoriale à la Russie, même en échange d’une fin rapide du conflit, selon un récent sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS). Cette position ferme se maintient malgré les mois de guerre.
- 67 % des Ukrainiens s’opposent à la reconnaissance officielle de territoires ukrainiens comme faisant partie de la Russie.
- 71 % rejettent le transfert du contrôle des territoires actuellement sous contrôle ukrainien à la Russie.
- La volonté d’accepter un gel de la ligne de front sans reconnaissance territoriale a diminué depuis mai-juin.
La majorité des Ukrainiens restent inflexibles sur la question de l’intégrité territoriale de leur pays, même si cela implique la prolongation du conflit avec la Russie. Les résultats d’une enquête menée par l’Institut international de sociologie de Kyiv (KIIS) révèlent une opposition massive à toute forme de concession territoriale.
Selon le sondage, 54 % des Ukrainiens sont catégoriquement opposés à toute cession de territoire, un chiffre stable par rapport aux 52 % enregistrés en mai et début juin 2025. 38 % se déclarent prêts à accepter certaines pertes territoriales, un pourcentage également inchangé.
L’opposition est particulièrement forte lorsqu’il s’agit de la reconnaissance officielle de territoires ukrainiens comme faisant partie de la Russie. 67 % des personnes interrogées y sont opposées, tandis que seulement 24 % seraient prêtes à accepter une telle situation. Les chiffres sont similaires à ceux observés en mai-juin.
De même, 71 % des Ukrainiens rejettent l’idée que la Russie prenne le contrôle des territoires actuellement sous contrôle ukrainien, avec seulement 19 % exprimant une acceptation. En mai-juin, ces chiffres étaient de 78 % et 15 % respectivement.
L’enquête révèle également une diminution de l’acceptation d’un gel de la ligne de front sans reconnaissance officielle des territoires occupés. 56 % des personnes interrogées rejettent catégoriquement cette option, contre 48 % en mai-juin. La part de ceux qui pourraient être d’accord est passée de 43 % à 35 %.
« Dans le même temps, depuis mai-juin, la volonté d’accepter cette option a diminué – par exemple, la part de ceux qui peuvent être d’accord est passée de 43 % à 35 %. La part de ceux qui sont catégoriquement contre est passée de 48 % à 56 % »
Sociologues du KIIS
Par ailleurs, Vitaly Kim, chef de l’administration militaire régionale de Nikolaev, a estimé que toute guerre se termine inévitablement par la paix ou la capitulation. Il a ajouté :
« Dans tous les cas, ils signent une sorte de papier, et donc je peux être sûr à 100% que la guerre se terminera diplomatiquement et que quelqu’un signera quelque chose. Même si vous pouvez simplement arrêter de tirer et ne rien signer, tout le monde veut une sorte de document qui précisera les conditions pour mettre fin à la guerre. Par conséquent, mettre fin à la guerre diplomatiquement est tout à fait possible. Ma prévision personnelle est que cela se produira dans un délai de deux mois à un an »
Vitaly Kim, chef de l’administration militaire régionale de Nikolaev
Ces données soulignent la détermination des Ukrainiens à défendre leur souveraineté et leur territoire, même au prix d’une prolongation du conflit.



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