Publié le 4 décembre 2025 à 12h53. La Haute Cour de Madras a annulé une interdiction de rassemblement imposée par les autorités locales près du temple d’Thiruparakundram, permettant ainsi aux fidèles d’allumer des lampes lors d’un rituel religieux, après un imbroglio judiciaire et une contestation de l’application d’une décision de justice.
- La Haute Cour de Madras a annulé l’ordonnance d’interdiction (article 144 du Code de procédure pénale) émise par le collecteur du district de Madurai.
- Le tribunal a ordonné à la police de Madurai de protéger les fidèles lors de l’allumage des lampes sur le pilier de pierre du temple.
- Le juge GR Swaminathan a critiqué la police pour son manque de respect de la décision judiciaire initiale.
L’affaire trouve son origine dans une demande de fidèles autorisés par un juge unique de la Haute Cour, le 1er décembre 2025, à allumer une lampe rituelle le 3 décembre sur le pilier de pierre (Deepathoon) du temple Arulmighu Subramaniya Swamy, situé sur les collines de Thiruparankundram. Suite à une requête pour outrage au tribunal, le juge avait même autorisé les demandeurs, accompagnés de dix autres personnes, à procéder eux-mêmes à l’allumage, avec la protection de la CISF. Cependant, l’arrivée des fidèles sur les lieux a été marquée par des tensions et l’imposition d’une interdiction de rassemblement par le collecteur du district, suivie d’un refus de la police d’assurer la protection nécessaire.
L’État avait contesté la décision du juge unique en déposant un appel, mais celui-ci a été rejeté plus tôt dans la journée par un autre panel de la Haute Cour, composé des juges G Jayachandran et KK Ramakrishnan, qui n’y a vu aucune irrégularité. Lors de l’audience sur la requête pour outrage au tribunal, le juge Swaminathan a exprimé son mécontentement face à l’absence de policiers et a exigé leur présence par visioconférence.
Le commissaire de police, J Loganathan, a expliqué au tribunal qu’il respectait la décision de justice, mais qu’il était contraint de tenir compte de l’ordonnance d’interdiction émise par le collecteur. Insatisfait de cette explication, le juge Swaminathan a annulé l’ordonnance d’interdiction et a réitéré l’ordre de protection policière pour permettre l’allumage de la lampe. Il a souligné qu’une décision d’une cour constitutionnelle ne peut être annulée que par les voies légales et que les agents de l’État sont tenus de s’y conformer.
Le juge a également exprimé son irritation face à l’attitude du commissaire de police, estimant qu’il s’était placé au-dessus des juges de la Haute Cour.
« J’avais spécifiquement mandaté le commissaire pour accorder la protection de la police afin que l’ordre soit respecté dans la lettre et dans l’esprit. Le commissaire peut penser qu’il est supérieur en rang à un juge de la Haute Cour. »
Juge GR Swaminathan
Le tribunal a décidé de se saisir à nouveau de l’affaire le 5 décembre (vendredi) à 10h30 pour s’assurer du respect de ses décisions.
Affaire n° : CONT P(MD) n°3594 de 2025
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