Publié le 26 octobre 2023. Un avocat de Cork a été sommé par la Haute Cour de finaliser un litige gagné il y a treize ans par un couple, une affaire qui, selon eux, empoisonne leur existence depuis des années.
- La Haute Cour a ordonné à Maître John Moylan de finaliser le dossier et de verser 1 500 € d’indemnisation au couple.
- L’Autorité de régulation des services juridiques (LSRA) a dû saisir la justice pour obtenir gain de cause, déplorant le manque de diligence de l’avocat.
- Le couple, âgé de 70 ans, affirme que ce retard les a privés d’une retraite anticipée et a eu un impact négatif sur leur qualité de vie.
Le juge David Barniville a exprimé ses regrets face à l’attitude de Maître Moylan, estimant qu’il avait choisi « de se murer dans le silence » face à cette affaire. L’intervention de la LSRA a donc été jugée nécessaire pour débloquer la situation. L’année dernière, l’autorité de régulation avait examiné la plainte du couple et conclu que les services fournis par l’avocat étaient insuffisants, en raison de son incapacité à mener à bien un dossier datant de 2012.
En 2012, la Haute Cour avait annulé un jugement de 205 941 € prononcé en faveur de la banque contre le couple. Malgré cette victoire juridique, la banque n’a toujours pas signé le dossier de clôture, empêchant le couple de tourner la page. Selon James Daly BL, l’avocat de la LSRA, l’autorité a ordonné à Maître Moylan de finaliser l’affaire sans frais supplémentaires pour le couple et de verser une indemnisation pour les préjudices subis.
Dans une déclaration sous serment, John Carrig, responsable des plaintes et des résolutions de la LSRA, a précisé que le couple avait déposé une plainte en août 2023. Ils avaient confié à Maître Moylan la défense de leurs intérêts dans un litige concernant un prêt bancaire. Ils se plaignaient de l’absence de communication de l’avocat, de leurs appels téléphoniques restés sans réponse et de leur souhait de régler leurs affaires avant qu’il ne soit trop tard.
Le couple a témoigné avoir été contraint de continuer à travailler leurs terres malgré leur âge, ce qui leur a fait perdre la possibilité de prendre leur retraite vingt ans plus tôt. Ils ont également souligné que cette affaire avait bouleversé leur vie et les avait privés de leur pension de retraite anticipée. Ils ont multiplié les tentatives de contact avec le cabinet de Maître Moylan, en vain.
Dans une lettre datée de novembre 2023, Maître Moylan avait affirmé que le jugement avait été annulé et que l’affaire avait été renvoyée devant la Haute Cour. Il avait également indiqué que le dossier était considéré comme réglé, la banque ayant renoncé à toute nouvelle réclamation. En janvier 2023, il avait déclaré qu’il s’efforçait d’obtenir une décision du tribunal conformément à l’accord conclu avec les avocats de la banque, mais n’avait pas donné de nouvelles depuis.
La Haute Cour a constaté que plusieurs courriers adressés à Maître Moylan au cours de l’année écoulée étaient restés sans réponse, et qu’il n’avait pas donné suite à une invitation à résoudre le litige à l’amiable.
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