Publié le 28 novembre 2024 14h35. La Turquie conditionne son éventuelle participation à une force internationale de garantie de la sécurité en Ukraine à l’établissement d’un cessez-le-feu et à la définition précise d’un mandat. Ankara réaffirme sa volonté de contribuer à la stabilité régionale, mais insiste sur la nécessité de conditions préalables claires.
- La Turquie exige un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine avant d’envisager un déploiement de troupes.
- Ankara souhaite un mandat clair et une répartition précise des responsabilités au sein d’une éventuelle force multinationale.
- Des négociations européennes sont en cours autour d’un plan de paix, avec une contre-proposition rejetant les concessions territoriales à Kiev.
Le ministère turc de la Défense a souligné jeudi la nécessité d’un arrêt des hostilités en Ukraine avant de pouvoir envisager une contribution à une force internationale de garantie de la sécurité, une initiative évoquée par le président français Emmanuel Macron. Cette force pourrait, selon les propositions initiales, inclure des soldats français, britanniques et turcs.
Ankara, qui a maintenu une position équilibrée entre Moscou et Kiev depuis le début de l’offensive russe, se montre ouverte à la discussion concernant un éventuel déploiement de ses troupes, mais uniquement si les objectifs et les paramètres de la mission sont clairement établis. Le ministère a mis en avant les capacités et l’efficacité des forces armées turques, ainsi que leur position respectée sur la scène internationale.
« Partout où la paix, la sécurité et la stabilité sont nécessaires, les forces armées turques sont les premières à venir à l’esprit. Cela reflète clairement nos capacités, notre efficacité, notre pouvoir de dissuasion et la position respectée de ces forces. »
Ministère turc de la Défense
Le ministère a précisé que, dans un premier temps, un cessez-le-feu doit être conclu entre la Russie et l’Ukraine. Ensuite, un cadre de mission avec un mandat précis doit être défini, et la contribution de chaque pays doit être déterminée. Les forces armées turques se disent prêtes à soutenir toute initiative visant à apporter sécurité et stabilité à la région.
Parallèlement, des négociations se poursuivent au niveau européen autour d’un plan de paix initialement proposé par l’ancien président américain Donald Trump. Les gouvernements européens auraient présenté une contre-proposition, contestant l’idée de concessions territoriales et militaires de la part de Kiev. Selon les informations disponibles, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne privilégient un nouveau projet qui met l’accent sur la protection de la souveraineté ukrainienne, l’absence de concessions territoriales, la préservation de sa capacité de défense et la participation européenne à l’élaboration des futurs accords de sécurité.
Ankara a réaffirmé que sa position reste inchangée : aucune négociation concernant le déploiement de troupes ne pourra progresser sans la réalisation des conditions préalables mentionnées, à savoir un cessez-le-feu, un mandat clairement défini et une répartition précise des responsabilités entre les pays participants. Le ministère a ajouté que la Turquie n’évaluera aucune initiative visant à renforcer la paix et la stabilité régionales tant que ces conditions ne seront pas pleinement remplies.
Sur le même sujet
- L’Université de Calgary inaugure un Centre de l’électricité multidisciplinaire
- Pauline Rault réduit ses frais de transport grâce au véhicule électrique
- "Minotaure" : à travers l'histoire d'un couple en crise, Andreï Zviaguintsev scrute la Russie de Poutine, et plus largement un monde perdu livré aux monstres (lederniereheure.com)
- États-Unis et Ukraine écourtent leurs discussions en Floride après un accord de Donald Trump avec la Russie (nouvelles-du-monde.com)