Des chercheurs russes explorent une nouvelle voie thérapeutique prometteuse contre la maladie de Crohn, une affection intestinale chronique et invalidante. Leur approche repose sur l’exploitation d’enzymes uniques issues de micro-organismes marins, découvertes dans l’Extrême-Orient russe.
Selon le scientifique en charge du projet, ces enzymes et la molécule sur laquelle elles sont basées ont déjà montré un potentiel intéressant dans divers domaines médicaux. « Nous concentrons actuellement nos efforts sur le développement d’un traitement pour la maladie de Crohn, une pathologie grave, rare et particulièrement difficile à soigner », a-t-il précisé.
La prochaine étape consistera en des essais précliniques rigoureux. Les chercheurs espèrent que des systèmes de diagnostic basés sur ces nouvelles enzymes pourraient être disponibles plus rapidement, car il s’agit du premier projet à exploiter ces découvertes. Si les résultats précliniques sont concluants, des essais cliniques sur des patients seront envisagés.
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui se manifeste par des symptômes tels que la diarrhée, de la fièvre, des douleurs abdominales, la présence de sang dans les selles et des aphtes. À l’heure actuelle, il n’existe aucun médicament spécifiquement conçu pour guérir cette maladie. Les traitements disponibles visent principalement à réduire l’inflammation et à soulager les symptômes.
Les enzymes prometteuses ont été découvertes à l’Institut du Pacifique de chimie bioorganique, une branche de l’Académie des sciences de Russie située dans l’Extrême-Orient.
