Publié le 9 janvier 2026 à 11h18 (heure locale). Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a révélé que l’absence d’appel du Premier ministre indien Narendra Modi a bloqué la conclusion d’un accord commercial bilatéral entre les États-Unis et l’Inde, tandis que Washington pourrait envisager de nouvelles taxes douanières en raison des achats de pétrole russe par New Delhi.
- Howard Lutnick affirme que l’accord commercial avec l’Inde n’a pas pu être conclu faute d’un appel du Premier ministre Modi.
- Donald Trump a précédemment exprimé son mécontentement face aux achats de pétrole russe par l’Inde et a menacé d’augmenter les droits de douane.
- Les États-Unis ont conclu des accords commerciaux avec l’Indonésie, les Philippines et le Vietnam, mais l’Inde n’a pas suivi le même rythme.
Les négociations pour un accord commercial bilatéral entre les États-Unis et l’Inde sont au point mort, selon des déclarations récentes du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick. Il a expliqué que l’Inde était réticente à solliciter un appel téléphonique du Premier ministre Modi à l’ancien président Trump pour finaliser l’accord.
« Ils étaient mal à l’aise à l’idée de le faire, donc M. Modi n’a pas appelé », a déclaré M. Lutnick lors d’un podcast le 8 janvier 2026. Il a ajouté que les États-Unis avaient conclu des accords commerciaux avec d’autres pays d’Asie du Sud-Est, notamment l’Indonésie, les Philippines et le Vietnam, et s’attendaient à ce que l’Inde suive le même chemin.
Ces commentaires interviennent après que Donald Trump a publiquement exprimé son insatisfaction concernant les achats de pétrole russe par l’Inde, laissant entendre que Washington pourrait imposer de nouveaux droits de douane sur les produits indiens. La menace de tarifs douaniers supplémentaires survient alors que les deux pays avaient déjà mené six cycles de négociations pour un accord commercial, qui incluait notamment un cadre visant à réduire les droits de douane de 50 % sur les produits indiens exportés vers les États-Unis.
M. Lutnick a souligné que les négociations avec l’Inde avaient été menées à un rythme plus rapide que celles avec d’autres pays, mais que l’absence d’engagement direct de la part du Premier ministre Modi avait finalement conduit à l’impasse actuelle. Il a déclaré : « Nous avons conclu des accords avec l’Indonésie, les Philippines, le Vietnam et nous avons annoncé toute une série d’accords. Nous avons donc conclu toute une série d’accords parce que nous les avons négociés et avons supposé que l’Inde allait les conclure avant eux. Je les ai négociés à un rythme plus élevé. Alors maintenant, le problème est que les accords ont été conclus à un rythme plus élevé. Et puis l’Inde rappelle et dit : “Oh, d’accord, nous sommes prêts.” J’ai dit, prêts pour quoi ? »
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