Publié le 30 novembre 2025 à 15h40. Alors que la saison universitaire touche à sa fin, les entraîneurs et les dirigeants des équipes en lice pour les séries éliminatoires multiplient les déclarations pour tenter d’influencer le comité de sélection, dans un jeu de lobbying intense et parfois controversé.
- Plusieurs entraîneurs, dont ceux du Texas, de Vanderbilt et de Miami, ont publiquement défendu les chances de leur équipe de participer aux séries éliminatoires.
- La force du calendrier de l’Alabama et les « bonnes défaites » de Notre-Dame sont au cœur des débats.
- Huit équipes semblent avoir leur place assurée, mais six autres se disputent les deux dernières places disponibles.
La course aux séries éliminatoires du football universitaire américain (CFP) entre dans sa phase finale, et avec elle, une bataille rhétorique acharnée. Les entraîneurs, conscients de l’importance de l’image et de la perception, ne reculent devant rien pour faire valoir les mérites de leurs équipes auprès du comité de sélection.
L’un des premiers à prendre la parole a été Steve Sarkisian, l’entraîneur du Texas. Après la victoire de son équipe contre Texas A&M (11-1), il a estimé qu’il serait « un mauvais service à notre sport » de ne pas inclure les Longhorns dans le tournoi, malgré leurs trois défaites, dont une contre une équipe de Floride en difficulté. Il a souligné que son équipe avait dû se battre dur pour remporter ses victoires, notamment en prolongation contre Kentucky et Mississippi State.
« Il serait injuste de ne pas récompenser nos efforts et notre parcours difficile. »
Steve Sarkisian, entraîneur du Texas
Clark Lea, l’entraîneur de Vanderbilt, s’est également fait entendre, affirmant qu’il serait « une injustice » de ne pas offrir une place à son équipe, qui affiche un bilan de 10 victoires pour une seule défaite, contre le Texas.
D’autres entraîneurs, comme Marcus Freeman de Notre-Dame, Kalen DeBoer d’Alabama et Mario Cristobal de Miami, ont également commencé à faire valoir les arguments de leurs équipes. La pression monte, et les déclarations se multiplient à l’approche de la publication du classement final.
Greg Sankey, le commissaire de la Southeastern Conference (SEC), n’a pas encore dévoilé ses arguments, mais on peut s’attendre à ce qu’il défende les équipes de sa conférence avec force.
Selon Blake Toppmeyer, chroniqueur sportif pour USA Today, huit équipes semblent avoir leur qualification assurée : Ohio State, Indiana, Géorgie, Texas Tech, Oregon, Mississippi, Texas A&M et Oklahoma. Il prévoit également une place pour au moins un champion d’une conférence de niveau inférieur (Group of Five) et potentiellement une deuxième, en fonction des résultats de la finale de l’Atlantic Coast Conference (ACC).
Les points de discussion clés pour chaque équipe en lice sont les suivants :
Le dossier de Notre-Dame : un examen subjectif
Notre-Dame mettra l’accent sur son bilan et sa capacité à remporter des matchs importants. L’équipe insistera sur le fait que le comité de sélection doit se fier à son « examen de la vue », c’est-à-dire à son appréciation subjective de la qualité de l’équipe.
« Quelles sont les meilleures équipes à l’heure actuelle ? »
Marcus Freeman, entraîneur de Notre-Dame
Les Irlandais souligneront également leurs « bonnes défaites », notamment contre Miami et Texas A&M, deux équipes qui affichent un bilan combiné de 23 victoires pour 3 défaites. Ils argumenteront que ces défaites, malgré leur caractère défavorable, témoignent de la qualité de leur jeu.
Cependant, il est important de noter que Notre-Dame n’a remporté aucune victoire contre une équipe classée dans le top 15.
Le dossier d’Alabama : force de la SEC et calendrier exigeant
Alabama mettra en avant la force de la SEC et son bilan de 7 victoires pour 1 défaite dans cette conférence. L’équipe soulignera également la solidité de son calendrier, qui lui a permis de remporter une victoire importante contre la Géorgie, mettant fin à une série de 33 victoires consécutives à domicile pour les Bulldogs. Plus d’informations sur les critères de la SEC.
L’équipe ne mentionnera probablement pas sa défaite contre l’État de Floride (5-7), une équipe qui a connu une saison difficile.
« Il n’y a aucune question dans mon esprit que nous sommes une équipe de séries éliminatoires. »
Kalen DeBoer, entraîneur d’Alabama
Le dossier de BYU : un bilan impressionnant
BYU affiche un bilan de 11 victoires pour 1 défaite, sa seule défaite étant survenue contre Texas Tech. L’équipe possède également un calendrier solide et une bonne solidité des mesures de calendrier.
Cependant, le comité de sélection pourrait préférer favoriser Notre-Dame ou Alabama, en raison de leur prestige et de leur appartenance à des conférences plus importantes.
Le dossier de Miami : le face-à-face
Miami mettra en avant sa victoire contre Notre-Dame, estimant que ce résultat devrait être pris en compte par le comité de sélection.
« Vous pouvez régler cela sur le terrain, où le face-à-face est toujours le critère n°1. »
Mario Cristobal, entraîneur de Miami
Cependant, le comité de sélection n’est pas toujours disposé à accorder une importance primordiale aux confrontations directes.
Le dossier de Vanderbilt : Diego Pavia
Vanderbilt aura la tâche difficile de convaincre le comité de sélection de lui accorder une place. L’équipe a subi deux défaites contre des équipes en lice pour les séries éliminatoires (Alabama et Texas), mais affiche un bilan global de 10 victoires pour 2 défaites.
L’équipe mettra en avant les performances de son quarterback, Diego Pavia, et soulignera sa victoire contre Tennessee.
Le dossier du Texas : une victoire de prestige, un calendrier exigeant
Le Texas tentera de devenir la première équipe à trois défaites à se qualifier pour les séries éliminatoires. L’équipe mettra en avant sa victoire contre Texas A&M et la solidité de son calendrier. Elle soulignera également qu’elle a affronté Ohio State, le champion national en titre, en début de saison.
Le Texas ne mentionnera probablement pas sa défaite contre la Floride, une équipe qui a connu une saison difficile.
La décision finale reviendra au comité de sélection, qui publiera son classement final le dimanche. La tension est à son comble, et les équipes en lice attendent avec impatience le verdict.
Blake Toppmeyer est le chroniqueur principal du football universitaire national du réseau USA TODAY.
