Home AffairesL’ancien directeur général du PTSB, David Guinane, lance un appel

L’ancien directeur général du PTSB, David Guinane, lance un appel

by Amélie Bernard

Publié le 29 octobre 2023. L’ancien directeur général de Permanent TSB, Nat Guinane, conteste une sanction de 80 000 € infligée par la Banque centrale irlandaise dans le cadre du scandale des prêts hypothécaires à taux variable. Son appel sera examiné par l’Irish Financial Services Appeals Tribunal (IFSAT).

Nat Guinane est le seul cadre bancaire à avoir été sanctionné par les régulateurs pour son rôle dans le scandale des prêts hypothécaires à taux variable, qui a affecté l’ensemble des principales banques irlandaises. Il conteste la décision devant l’IFSAT, un organisme indépendant chargé d’examiner les appels contre les décisions de la Banque centrale.

Lors d’une audience l’année dernière, M. Guinane avait exprimé son étonnement qu’aucun autre banquier n’ait fait l’objet d’une enquête publique concernant cette affaire, estimant qu’il avait été spécifiquement ciblé. Cette affirmation devrait constituer un argument central de sa défense devant l’IFSAT.

Le tribunal, présidé par l’ancien juge de la Cour suprême John MacMenamin, ne réexaminera pas l’enquête elle-même, mais se concentrera sur la manière dont la Banque centrale est parvenue à sa décision. Il s’agira donc d’une analyse de la procédure suivie et des motifs invoqués.

Plus tôt cette année, Peter Hinchliffe, l’avocat britannique chargé de superviser l’enquête de la Banque centrale, avait conclu que M. Guinane avait manqué à son devoir de faire agir la banque dans le meilleur intérêt de ses clients détenteurs de prêts à taux variable en 2009, en violation des règles de protection des consommateurs. Cependant, M. Hinchliffe avait également souligné que M. Guinane n’avait pas agi avec une intention malveillante ou dans un but lucratif.

« L’amende relativement faible reflète le constat selon lequel il n’était pas coupable de malhonnêteté. »

Banque centrale irlandaise

La décision écrite de la Banque centrale, publiée le 29 octobre, a confirmé que la sanction infligée à M. Guinane consistait en une amende de 80 000 € (environ 93 000 €) et un blâme. Il aurait pu être condamné à une amende maximale de 500 000 € (environ 580 000 €).

L’enquête avait également pu l’obliger à prendre en charge une partie des frais d’enquête, mais la Banque centrale a renoncé à cette possibilité. Le montant relativement modeste de l’amende tient compte du fait que M. Guinane n’a pas été jugé malhonnête et qu’il aurait dû bénéficier d’un meilleur soutien de la part de son employeur.

La division d’exécution de la Banque centrale avait souhaité infliger une sanction pour envoyer un signal fort au secteur financier. L’enquête portait sur des allégations concernant les pratiques de PTSB entre janvier 2009 et avril 2010.

M. Hinchliffe avait communiqué ses conclusions aux parties prenantes le 8 novembre dernier. Il avait notamment constaté que PTSB avait adopté une politique consistant à ne pas proposer automatiquement les taux de suivi initiaux auxquels certains clients avaient droit, sauf si ceux-ci posaient la question ou se plaignaient du taux proposé.

« Il y a six ans, le PTSB a été condamné à une amende de 21 millions d’euros pour avoir surfacturé ses clients hypothécaires trackers. »

Source non spécifiée

M. Hinchliffe avait également estimé que la participation de M. Guinane découlait de son manque de considération pour les conséquences pour les clients lors de l’approbation d’une proposition visant à adopter cette politique.

Il y a six ans, PTSB avait déjà été condamnée à une amende de 21 millions d’euros pour avoir surfacturé ses clients détenteurs de prêts hypothécaires à taux variable, suite à une enquête de la Banque centrale.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.