Home NouvellesL’ancien ministre Bonilla a laissé une lettre avant d’aller en prison pour le scandale de l’UNGRD

L’ancien ministre Bonilla a laissé une lettre avant d’aller en prison pour le scandale de l’UNGRD

by Nicolas Lefèvre

Publié le 27 décembre 2025 à 6h56. L’arrestation de l’ancien ministre des Finances colombien, Ricardo Bonilla, dans le cadre d’un scandale de corruption impliquant l’UNGRD (Unité nationale de gestion des risques de catastrophe), secoue la classe politique et relance le débat sur l’allocation des fonds publics.

  • L’ancien ministre Bonilla conteste les accusations et met en doute le témoignage clé d’une ancienne conseillère.
  • L’affaire pourrait avoir des répercussions sur une douzaine de parlementaires, dont certains en campagne pour leur réélection.
  • Le président Petro a défendu ses anciens collaborateurs, affirmant qu’ils n’ont pas détourné de fonds publics.

L’arrestation de Ricardo Bonilla, annoncé quelques jours après la publication d’une lettre dans laquelle il exprimait ses doutes quant aux accusations portées contre lui, a déclenché une tempête politique en Colombie. Ce courrier, dont El Tiempo a eu connaissance, a été élaboré en étroite collaboration avec son avocat, Mauricio Pava, dans le cadre d’une stratégie de défense précise.

La défense de M. Bonilla s’articule autour du discrédit des accusations de corruption, de complot criminel et d’obtention d’avantages indues dans l’attribution de contrats publics, actuellement examinées par la Cour suprême. Cette affaire pourrait également affecter une douzaine de membres du Congrès, dont certains sont candidats à leur réélection.

Dans sa lettre, M. Bonilla remet en question la crédibilité du témoignage de son ancienne conseillère, María Alejandra Benavides, la qualifiant de source d’informations non vérifiées et de rumeurs transformées en accusations par le parquet. Il cherche ainsi à réfuter la thèse des « quotas indicatifs », que le parquet estime avoir été utilisés pour influencer des parlementaires et soutenir le gouvernement du président Petro.

L’affaire intervient au moment où le Budget Général de la Nation (PGN) pour 2024 est en cours d’examen. M. Bonilla affirme que toutes les procédures liées à ces allocations étaient conformes à la réglementation et légalement approuvées, soulignant qu’il n’y a aucun élément impliquant directement des individus ou des parlementaires. Il insiste sur le caractère légitime des « quotas indicatifs » et estime que, si un crime a été commis, il faudrait poursuivre une loi désormais expirée.

Selon M. Bonilla, toutes les allocations ont été versées aux entités gouvernementales disposant de budgets légaux. Sa défense tente également de discréditer le témoignage de Mme Benavides, arguant qu’il s’agit d’interprétations personnelles et non d’ordres directs.

L’avocat de M. Bonilla, Jaime Andrés López, a réagi en affirmant que les déclarations de son client ont été décontextualisées et que le parquet a examiné de manière approfondie les preuves, notamment des vidéos, des échanges de messages et d’autres témoignages.

« Ils n’ont pas volé un peso. Ils sont jugés pour avoir traité des projets de députés que j’ai arrêtés, certains de Duque et d’autres de la commission interparlementaire. »

Gustavo Petro, président de la Colombie

Le président Petro a défendu ses anciens collaborateurs, affirmant qu’ils n’ont pas détourné de fonds publics.

Par ailleurs, le président Petro a également abordé les tensions entre les États-Unis et l’Équateur lors d’un événement protocolaire à Puerto Asís, Putumayo, où il a supervisé la destruction de matériel de guerre appartenant à un groupe dissident connu sous le nom de Coordinateur National de l’Armée Bolivarienne (CNEB), dans le cadre des efforts de paix totale.

Photos de Ricardo Bonilla et Luis Fernando Velasco en détention : où seront-ils envoyés ?

Petro utilise un message pour saluer Ricardo Bonilla et Luis Fernando Velasco

(Voir aussi : Nicolás Petro se défendra en liberté et n’ira pas en prison : on a considéré qu’il n’y avait aucun risque d’évasion)

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