Mis à jour le vendredi 31 octobre à 05h05. L’ancien secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, tire la sonnette d’alarme face à une possible désunion européenne face à la menace russe, qu’il juge sous-estimée et aux conséquences potentiellement graves.
Dans une interview accordée au journal danois Børsen, Anders Fogh Rasmussen met en garde contre un risque de repli nationaliste en Europe, fragilisant la réponse collective face à la Russie.
L’ancien Premier ministre danois et chef de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) estime que la situation sécuritaire européenne est plus préoccupante qu’il ne paraît. Il souligne un manque de fermeté des dirigeants européens, confrontés à des pressions internes, et un manque de pouvoir décisionnel transféré aux institutions européennes.
« Il y a quelques mois à peine, j’étais optimiste. Mais il y a désormais lieu de s’inquiéter du fait que les pays européens se referment sur eux-mêmes, alors que les extrêmes politiques obtiennent un soutien croissant. Cela peut avoir des conséquences catastrophiques. »
Anders Fogh Rasmussen, ancien secrétaire général de l’OTAN
Rasmussen, qui a eu de nombreuses occasions de rencontrer Vladimir Poutine durant son mandat de Premier ministre danois et de secrétaire général de l’OTAN, se base sur ces expériences pour évaluer les intentions russes. Il insiste sur la nécessité pour les pays européens de faire preuve d’unité et de fermeté politique face à la menace russe.
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