Publié le 8 janvier 2024 00:37:00. Une pratique millénaire, l’irrigation nasale à l’eau salée, se révèle être un rempart étonnamment efficace contre les infections respiratoires saisonnières, selon une étude britannique récente. Des résultats qui pourraient bien changer notre approche de la prévention du rhume.
- Une étude menée auprès de près de 14 000 personnes au Royaume-Uni a démontré que l’utilisation d’un spray nasal à base de solution saline, entre trois et six fois par jour dès les premiers symptômes, réduit la durée d’une infection d’environ 20 %.
- L’irrigation nasale saline, issue de la médecine ayurvédique, est une technique simple et peu coûteuse qui pourrait limiter l’impact économique des rhumes, estimés à 40 milliards de dollars par an aux États-Unis.
- Bien que les médicaments en vente libre offrent un soulagement limité, cette méthode naturelle représente une alternative prometteuse pour renforcer les défenses respiratoires.
La saison froide est synonyme de multiplication des rhumes et des grippes. En moyenne, les Américains contractent entre deux et trois rhumes par an, entre septembre et mai. Ces infections, bien que généralement bénignes, représentent un coût considérable pour l’économie, estimé à environ 40 milliards de dollars (USD) annuellement, selon les données de la American Lung Association. Trouver des solutions efficaces pour prévenir ou traiter ces affections virales s’avère complexe, en raison de la grande diversité des agents pathogènes impliqués et de l’efficacité limitée des traitements disponibles en vente libre, qui ne donnent que des résultats modestes.
Face à cette situation, une solution pourrait se trouver dans une pratique ancestrale : l’irrigation nasale saline. Cette technique, qui consiste à nettoyer les voies nasales avec une solution d’eau salée, remonte à plus de 5 000 ans et serait originaire de l’Ayurveda, un système de médecine traditionnelle originaire du sous-continent indien. Longtemps considérée comme une pratique alternative, elle est aujourd’hui l’objet d’un regain d’intérêt scientifique.
En 2024, une étude majeure, financée par l’Institut national de recherche sur la santé et les soins au Royaume-Uni, a confirmé l’efficacité de cette méthode. L’étude, menée auprès de près de 14 000 participants, a révélé que l’utilisation d’un simple spray nasal à base de solution saline, administré entre trois et six fois par jour dès l’apparition des premiers symptômes, permettait de réduire la durée de la maladie d’environ 20 %. Une étude de suivi, publiée l’année dernière, a corroboré ces résultats prometteurs.
Si l’irrigation nasale saline ne constitue pas une panacée, elle représente une option simple, accessible et potentiellement efficace pour renforcer les défenses naturelles de l’organisme face aux infections respiratoires saisonnières. Une approche préventive qui pourrait bien devenir un réflexe hivernal.
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