Publié le 10 octobre 2025 12:26:00. L’auberge Basque, un bâtiment historique de Testerres datant de 1762, a été démolie début octobre, suscitant l’indignation de l’association locale de sauvegarde du patrimoine. La décision, prise par la municipalité, est contestée par l’Aspit qui dénonce un manque de transparence et une remise en question des règles d’urbanisme.
- La démolition de l’auberge Basque, ancienne école maternelle, a débuté le 6 octobre 2025.
- L’Association de sauvegarde du patrimoine immobilier testerin (Aspit) critique le manque de concertation et la rapidité de la procédure.
- La municipalité justifie la démolition par l’absence de protection officielle du bâtiment, malgré son inscription dans le projet de nouveau plan local d’urbanisme (PLU).
C’est un pan de l’histoire de Testerres qui s’est effondré. L’auberge Basque, située au 36 rue du Maréchal-Foch, a été démolie après une autorisation signée par le maire le 17 septembre 2025. Ce bâtiment datant de 1762, qui a servi de première école maternelle de la ville au XIXe siècle, était considéré comme un élément important du patrimoine local.
L’Aspit, association dédiée à la préservation du patrimoine immobilier testerin, exprime sa vive préoccupation. Sa présidente, Nicole Léglise, déplore l’impossibilité d’avoir pu contester la décision à temps.
« C’est une action irréversible. On s’interroge sur l’avenir qui sera réservé à toutes les maisons et arbres testerins que l’Aspit a fait classer. Comment défendre notre patrimoine avec de tels procédés ? Quelle confiance attribuer aux règles d’urbanisme ? »
Nicole Léglise, présidente de l’Aspit
La démolition intervient alors que l’auberge Basque figurait à la page 75 du projet de nouveau PLU, en cours d’instruction, comme un édifice à protéger. Le PLU modifié en 2017 la désignait déjà comme un « bâti ancien à protéger » et « à préserver pour sa valeur de mémoire… sa richesse historique ». L’article L. 151-19 du code de l’urbanisme prévoit d’ailleurs la protection des immeubles pour des motifs d’ordre culturel, historique ou architectural.
Le cabinet du maire se défend en expliquant que le permis de démolir a été accordé le 21 août 2024 à la Société civile immobilière L’Île verte, dirigée par Bruno Charbonnier. Selon la municipalité, l’auberge n’était pas officiellement protégée, cette protection n’ayant été qu’envisagée dans le PLU adopté par la précédente équipe municipale.
Cette affaire soulève des questions sur la protection du patrimoine local et la transparence des procédures d’urbanisme à Testerres. L’Aspit entend poursuivre son action de veille et de défense du patrimoine testerin.
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