L’attaque d’Israël contre le Qatar souligne la nécessité d’une union de défense du Golfe
Commentaire d’expert
L’Arabie saoudite et les autres États arabes du Golfe gagneraient à intégrer leurs défenses plutôt qu’à dépendre de partenaires externes.
L’attaque israélienne du 9 septembre contre le Qatar illustre pourquoi son voisin, l’Arabie saoudite, a cherché ces dernières années à conclure un pacte de défense officiel avec les États-Unis. Bien que les États du Golfe soient de proches partenaires américains, ils ne disposent que d’accords de sécurité informels avec Washington. Ces accords ne sont pas ratifiés par le Sénat américain et, dans ce cas précis, n’ont pas empêché Israël de frapper la capitale qatari.
Riyad a maintes fois insisté pour obtenir un accord officiel assorti de garanties de sécurité américaines. On se souviendra de la proposition américaine de l’automne 2023 visant à renforcer les relations de défense entre les États-Unis et l’Arabie saoudite : à l’époque, le président Joe Biden avait suggéré d’offrir à l’Arabie saoudite un pacte de défense mutuelle en échange de la normalisation des relations entre le Royaume et Israël. Le président Donald Trump a réitéré cette offre lors de sa rencontre avec des dirigeants saoudiens lors de son voyage dans le Golfe en mai.
En fin de compte, ni Biden ni Trump n’ont pu tenir leurs promesses, car Israël n’a pas accepté les conditions posées par l’Arabie saoudite, à savoir la création d’un État palestinien indépendant. Néanmoins, il est clair que les Saoudiens ont exigé des Américains qu’ils fournissent des garanties de sécurité solides, rendant toute violation du pacte politiquement et réputationnellement coûteuse pour Washington.
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22 septembre 2025, 12h13
