Publié le 5 janvier 2026 13:59:00. Plusieurs mesures législatives entreront en vigueur à Long Island en 2026, impactant le pouvoir d’achat des familles, l’accès aux soins et la protection de l’enfance, avec notamment une hausse du salaire minimum et un nouveau crédit d’impôt pour les jeunes enfants.
- Le salaire minimum à Long Island atteindra 17 $ de l’heure en 2026, aligné sur celui de New York et du comté de Westchester.
- Un crédit d’impôt pour enfants sera mis en place, pouvant aller jusqu’à 1 000 $ par enfant de moins de 4 ans pour les familles éligibles.
- Les compagnies d’assurance devront désormais couvrir les « cool caps », des dispositifs de refroidissement du cuir chevelu utilisés pendant la chimiothérapie.
Long Island se prépare à un ensemble de changements législatifs significatifs qui entreront en vigueur en 2026. Ces nouvelles lois, approuvées dans le budget de l’État de New York pour 2024 et promulguées par la gouverneure Kathy Hochul, visent à améliorer les conditions de vie des habitants et à renforcer les protections sociales.
Hausse du salaire minimum
Dès 2026, les travailleurs de Long Island bénéficieront d’une augmentation de leur salaire minimum horaire, qui passera à 17 $ (soit environ 15,50 € au taux de change actuel). Cette mesure place la région au même niveau que la ville de New York et le comté de Westchester, où le salaire minimum atteindra également ce seuil. Dans le reste de l’État, le salaire minimum sera fixé à 16 $ (environ 14,60 €). Il s’agit de la deuxième et dernière augmentation prévue dans le cadre du budget de l’État.
Les employés des services de restauration qui perçoivent des pourboires verront également leur salaire de base augmenter, passant de 11 $ à 11,35 $ de l’heure. La loi garantit que, grâce aux pourboires, leur revenu total atteigne au moins le salaire minimum général. Il est important de noter que ces changements ne s’appliqueront pas aux livreurs de nourriture.
L’État de New York a prévu de lier les futures augmentations du salaire minimum à l’évolution des conditions économiques. À partir de 2027, les ajustements seront calculés sur la base de la moyenne sur trois ans de l’indice régional des prix à la consommation.
Un coup de pouce pour les familles : le crédit d’impôt pour enfants
Les familles avec de jeunes enfants pourront bénéficier d’un nouveau crédit d’impôt, dont la première phase d’expansion débutera en 2025. Cette prestation, d’un montant maximal de 1 000 $ par enfant de moins de 4 ans, est destinée aux foyers répondant à certains critères de revenus. Les familles dont le revenu annuel ne dépasse pas 75 000 $ pour les célibataires ou 110 000 $ pour les couples déclarant conjointement pourront prétendre au montant total. Au-delà de ces seuils, le crédit sera réduit progressivement.
Un crédit d’impôt plus modeste sera également disponible pour les familles avec des enfants plus âgés, de 4 à 17 ans, à hauteur de 330 $ par enfant. Ce montant augmentera à 500 $ par enfant l’année suivante.
L’accès aux soins amélioré : couverture des « cool caps »
Une nouvelle loi vise à faciliter l’accès à un traitement innovant pour les patients atteints de cancer. Les grandes compagnies d’assurance seront désormais tenues de couvrir les « cool caps », également appelés casquettes de refroidissement. Ces dispositifs, utilisés pendant les séances de chimiothérapie, permettent de refroidir le cuir chevelu, réduisant ainsi l’impact des médicaments sur les follicules pileux et contribuant à limiter la perte de cheveux.
Jusqu’à présent, de nombreux patients devaient prendre en charge le coût de ce traitement. La nouvelle loi garantit que les patients éligibles pourront bénéficier d’une couverture par leur assurance.
Don d’organes et protection de l’enfance : des règles mises à jour
Deux autres mesures importantes entreront en vigueur en 2026. La première concerne le don d’organes : depuis 2019, les membres de la famille immédiate ou les tuteurs légaux peuvent autoriser le don d’organes en cas de décès d’une personne n’ayant pas exprimé sa volonté. Cette possibilité est désormais étendue aux amis proches.
La seconde mesure concerne la protection de l’enfance. L’État de New York ne recevra plus de signalements anonymes de maltraitance ou de négligence envers des enfants. Les personnes déposant une plainte devront désormais s’identifier. Toutefois, les professionnels tenus par la loi de signaler les abus (médecins, éducateurs, travailleurs sociaux, etc.) conserveront cette obligation et bénéficieront toujours d’une protection juridique en cas de signalement de bonne foi.