Home AffairesL’avocat du curateur public admet avoir commis une faute professionnelle

L’avocat du curateur public admet avoir commis une faute professionnelle

by Amélie Bernard

Publié le 7 décembre 2025 20:04:00. Un ancien avocat du curateur public en Australie-Occidentale, Lewis Chiat, a renoncé à exercer la profession à la suite de manquements professionnels répétés, notamment des retards dans le traitement des dossiers et des déclarations inexactes aux autorités.

  • Lewis Chiat ne pourra plus exercer le droit en Australie-Occidentale.
  • Il a été publiquement réprimandé et doit payer 5 000 $ (environ 3 300 €) de frais.
  • Ses fautes professionnelles incluent des négligences dans le suivi des dossiers de ses clients et des fausses déclarations au curateur public.

L’affaire de Lewis Chiat met en lumière des défaillances graves dans l’exercice de sa profession d’avocat entre mars 2013 et juillet 2019. Le comité des services juridiques et des plaintes, ainsi que le conseil de pratique juridique de l’Australie-Occidentale, ont pris des mesures disciplinaires sévères à son encontre, culminant avec son interdiction définitive d’exercer.

Les manquements de M. Chiat ont eu des conséquences directes sur ses clients. Dans plusieurs cas, il n’a pas fait progresser les réclamations de manière adéquate ou dans les délais impartis, conduisant à l’inscription de dossiers sur la liste des affaires inactives (ICL) du tribunal de district d’Australie-Occidentale, et finalement à leur rejet en 2016. Il n’a pas entrepris les démarches nécessaires pour retirer ces dossiers de la liste, aggravant ainsi la situation.

Le comportement de M. Chiat a également soulevé des questions d’éthique. Lors d’une offre de règlement amiable, il n’a pas réagi promptement, n’a pas informé l’avocat adverse de sa demande d’autorisation pour transiger, et n’a pas sollicité l’approbation du tribunal. Ces omissions ont placé le curateur public dans une position délicate, susceptible d’engager sa responsabilité.

Parallèlement, M. Chiat a manqué à son obligation de transparence envers le curateur public. Il n’a pas communiqué en temps utile des informations précises et complètes sur l’évolution des dossiers, notamment concernant les propositions de règlement et les contre-offres qu’il a acceptées. Dans un cas particulier, il a même transmis un faux rapport, affirmant avoir porté une affaire devant le tribunal de première instance alors que ce n’était pas le cas, et a faussement déclaré avoir obtenu une autorisation de signification par substitution.

Le Tribunal administratif de l’État a noté que M. Chiat a lui-même signalé la première affaire et a coopéré à l’enquête. L’affaire est référencée sous le numéro Comité des services juridiques et des plaintes et Chiat [2025] VR58.

Naomi Neilson est une journaliste chevronnée spécialisée dans les reportages judiciaires pour Lawyers Weekly. Vous pouvez envoyer un e-mail à Naomi à :[email protected]

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.