Publié le 12 décembre 2025 à 14h13. À Somerville et Brookline, le Strummerville Ukulele Club offre un espace de musique accessible et sans jugement, où l’erreur est non seulement tolérée, mais célébrée.
- Le Strummerville Ukulele Club accueille des musiciens de tous niveaux, même sans aucune expérience préalable.
- L’ambiance décontractée et l’accent mis sur le plaisir plutôt que sur la perfection sont au cœur de l’attrait du groupe.
- Les rencontres mensuelles à Somerville et Brookline sont ouvertes à tous, et des ukulélés sont disponibles pour les débutants.
Dans l’arrière-salle chaleureuse d’un café de Somerville, une vingtaine de personnes, âgées de 20 à 80 ans, se sont retrouvées un mardi soir pour une session de musique collective. Loin de viser la virtuosité, les membres du Strummerville Ukulele Club cultivent l’art de l’improvisation et de l’erreur assumée.
« C’est une communauté très accueillante », explique Nick Howarth, l’un des deux animateurs du club. « Que vous connaissiez tous les accords, un seul, aucun, ou que vous souhaitiez simplement chanter, vous êtes le bienvenu ! » L’esprit du groupe est simple : la musique doit être un plaisir, et la perfection n’est pas une obligation.
John Soares, l’autre co-fondateur, confirme cette philosophie :
« Nous adorons les bons « crashs » musicaux. Et puis, on se rattrape et tout le monde applaudit. »
John Soares, co-fondateur du Strummerville Ukulele Club

Malgré cette approche ludique, Soares et Howarth prennent leur rôle de guides musicaux à cœur. Leur devise, à la fois simple et efficace, résume leur état d’esprit : « Nous aimons massacrer des chansons populaires et chanter fort. »
L’accessibilité du ukulélé est un atout majeur, selon les membres. Plus facile à appréhender que de nombreux autres instruments, le petit instrument à quatre cordes dégage une atmosphère conviviale et décontractée. Jim Bouchard, un participant, souligne :
« Le ukulélé, c’est juste amusant. On peut se changer les idées, et même si on fait semblant de jouer, c’est tout aussi bien. Avec un groupe comme celui-là, on n’a pas grand-chose à faire ! »
Jim Bouchard, participant au Strummerville Ukulele Club

Les rencontres de Strummerville, qui ont lieu une fois par mois à Somerville et à Brookline, offrent également un espace de partage et de convivialité. Le club met à disposition des ukulélés pour ceux qui n’en possèdent pas, et fournit un recueil de chansons varié, allant de David Bowie aux Beatles, en passant par Taylor Swift et James Taylor. Plus d’informations sont disponibles sur leur site web.
Pour Ken Mattsson, le Strummerville Ukulele Club évoque les traditions d’antan, où les gens se réunissaient autour d’un piano pour chanter ensemble.
« La musique doit être amusante, et Dieu sait que nous avons besoin de beaucoup plus de plaisir dans ce monde en ce moment. »
Ken Mattsson, participant au Strummerville Ukulele Club

Au-delà de la musique, Strummerville offre un espace de liberté et de communauté. Stewart Clements résume l’essence du groupe :
« Le cœur et l’âme de ce groupe, c’est la communauté qui s’est construite autour de lui. Il fonctionne dans une bulle protectrice où les gens peuvent laisser les problèmes derrière eux et simplement se réunir et chanter ensemble. »
Stewart Clements, participant au Strummerville Ukulele Club
Pour John Soares, l’objectif est simple : offrir aux gens une raison de sourire.
« Il y a juste quelque chose dans ce petit instrument. Vous le grattez, il vibre et vous le ressentez. Vous jouez vos chansons et vous vous évadez un petit moment. »
John Soares, co-fondateur du Strummerville Ukulele Club
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