Publié le 29 septembre 2025 18h41. Le géant américain du jeu vidéo Electronic Arts (EA), créateur de titres phares comme EA Sports FC et Les Sims, va être racheté pour 55 milliards de dollars (environ 50,7 milliards d’euros) par un consortium mené par le Fonds d’investissement public (PIF) d’Arabie saoudite.
- Electronic Arts (EA) va être acquis pour 55 milliards de dollars par un consortium dirigé par le Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite.
- Le consortium inclut également des fonds d’investissement américains, dont celui de Jared Kushner, ancien conseiller de Donald Trump.
- L’opération, soumise à l’approbation des actionnaires et des autorités réglementaires, devrait être finalisée début 2027.
L’annonce, faite lundi, marque une nouvelle étape dans la stratégie de diversification économique de l’Arabie saoudite, qui cherche à réduire sa dépendance aux revenus pétroliers. Le Fonds d’investissement public (PIF) détenait déjà une participation de 9,9% dans EA et renforcera son investissement avec cette acquisition.
Selon un communiqué, Andrew Wilson, président et directeur exécutif d’EA, s’est félicité du travail accompli par les équipes et a souligné que cette acquisition ouvrirait de “nouvelles opportunités à l’échelle mondiale”.
« Cette acquisition permettra d’ouvrir de nouvelles opportunités à l’échelle mondiale. »
Andrew Wilson, président et directeur exécutif d’EA
Le financement de l’opération sera assuré à hauteur de 36 milliards de dollars (environ 33,3 milliards d’euros) par les membres du consortium et de 20 milliards de dollars (environ 18,5 milliards d’euros) par un prêt accordé par JPMorgan Chase. Une fois l’acquisition finalisée, EA ne sera plus cotée en bourse, mais conservera son siège social à Redwood City, en Californie, et restera sous la direction d’Andrew Wilson.
Outre le PIF, le consortium comprend également des fonds d’investissement américains, notamment Affinity Partners, une société basée à Miami fondée par Jared Kushner, gendre de l’ancien président américain Donald Trump. Cette participation soulève inévitablement des questions sur les liens entre l’Arabie saoudite et l’entourage de l’ancien président américain.
La finalisation de l’opération reste soumise à l’approbation des actionnaires d’EA et des autorités de régulation. Le PIF, qui avait déjà acquis une participation minoritaire dans l’entreprise, prévoit de renouveler son investissement. L’Arabie saoudite, à travers ce rachat, confirme son ambition de devenir un acteur majeur dans le secteur du divertissement numérique.
(Mn / efe, afp)
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