Publié le 9 décembre 2025 à 07h26. Les ministres des Finances du G7 étudient l’utilisation des avoirs russes gelés pour aider l’Ukraine, une option complexe qui suscite des divergences, notamment au sein même du groupe.
- Le G7 explore la possibilité de mobiliser la valeur totale des actifs souverains russes immobilisés sur son territoire.
- Le Japon se montre prudent en raison de contraintes juridiques, une position qui reflète l’influence américaine sur la question.
- Les États-Unis envisagent une approche différente, consistant à utiliser une partie des actifs russes pour des investissements en Ukraine et à restituer le reste à la Russie dans le cadre de négociations.
Après une récente réunion, les ministres des Finances des pays du G7 ont réaffirmé leur engagement à soutenir financièrement l’Ukraine. Ils envisagent notamment d’utiliser les avoirs russes gelés dans leurs juridictions, en attendant que la Russie assume ses responsabilités et paie les réparations dues. Dans une déclaration commune, ils précisent :
« Nous continuerons à travailler ensemble pour développer un large éventail d’options de financement pour soutenir l’Ukraine, y compris potentiellement en utilisant la pleine valeur des actifs souverains russes, immobilisés dans nos juridictions jusqu’à ce que les réparations soient payées par la Russie. »
Déclaration commune des ministres des Finances du G7
Cependant, cette option se heurte à des obstacles juridiques et à des désaccords internes. Les ministres ont souligné que toute action entreprise resterait conforme aux lois de chaque pays. Un diplomate européen, qui a souhaité conserver l’anonymat, a révélé que Satsuki Katayama, la ministre japonaise des Finances, a exprimé des réserves quant à l’utilisation des actifs russes pour des raisons légales.
Plusieurs sources diplomatiques suggèrent que la position du Japon est liée à l’opposition des États-Unis à cette idée. Tokyo ne souhaiterait pas prendre une décision allant à l’encontre de son allié américain. L’administration américaine, sous la présidence de Donald Trump, a en effet proposé une alternative : utiliser une partie des actifs russes pour financer des investissements en Ukraine, tout en restituant le reste à la Russie dans le but de relancer les négociations avec Vladimir Poutine. Cette approche diffère de celle privilégiée par certains pays européens qui souhaitent voir la Russie assumer pleinement le coût de la guerre en Ukraine.
La question de l’utilisation des avoirs russes reste donc un sujet de débat complexe au sein du G7, avec des enjeux juridiques, politiques et stratégiques importants.
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