Publié le 14 décembre 2025 19:39:00. Face à une vague de grippe particulièrement virulente, le ministre de la Santé Jennifer Carroll MacNeill appelle à une vaccination massive, tout en confirmant que le vaccin restera payant pour une large portion de la population adulte.
- La ministre de la Santé encourage vivement tous ceux qui le peuvent à se faire vacciner contre la grippe.
- Le vaccin est gratuit pour les enfants de moins de 18 ans, les personnes âgées de 60 ans et plus, les femmes enceintes, les personnes atteintes de pathologies sous-jacentes et le personnel soignant.
- Le taux de vaccination chez les enfants, bien qu’en hausse, reste faible, entraînant la péremption de certains vaccins nasaux.
L’Irlande est confrontée à une circulation particulièrement sévère du virus de la grippe, avec un impact notable sur les enfants. Intervenant sur RTÉ Radio dimanche, Jennifer Carroll MacNeill a souligné la virulence de la souche actuelle, notamment chez les plus jeunes. Elle a décrit une situation inhabituelle dans les services de pédiatrie.
« Ce virus circule surtout chez les enfants jusqu’à l’âge de 15 ans… Chez Children’s Health Ireland (CHI), normalement il n’y a pas d’enfants dans les chariots, mais pour le moment, c’est le cas et c’est une conséquence du virus. »
Jennifer Carroll MacNeill, ministre de la Santé
Le vaccin antigrippal est entièrement pris en charge par l’État pour les enfants de 0 à 17 ans, les personnes de plus de 60 ans, les femmes enceintes, les individus souffrant de problèmes de santé préexistants et les professionnels de la santé. Pour les adultes de 18 à 59 ans ne présentant pas de facteurs de risque, le coût du vaccin s’élève entre 30 et 35 euros.
Le taux de vaccination chez les enfants s’élève actuellement à 21 %, en progression par rapport aux 17 % enregistrés l’année précédente. Cependant, ce chiffre reste insuffisant, ce qui a conduit à la péremption de certains lots de vaccins en spray nasal destinés aux enfants. La ministre a précisé que le vaccin nasal a une durée de validité de 14 semaines et que des stocks supplémentaires, valables jusqu’en janvier ou février, sont disponibles, ainsi que des alternatives par injection.
Les données épidémiologiques révèlent que les trois quarts des personnes hospitalisées pour la grippe n’étaient pas vaccinées. La ministre a réitéré son appel à la vaccination, soulignant que son efficacité commence à se manifester environ dix jours après l’injection, et que le pic de l’épidémie devrait survenir autour de Noël, avec une persistance possible jusqu’en janvier.
« Je demande à tous ceux qui le peuvent d’aller se faire vacciner. Cela prend environ 10 jours pour démarrer, mais cette saison de la grippe culminera à Noël. Il y aura encore une piqûre dans la queue jusqu’en janvier. »
Jennifer Carroll MacNeill, ministre de la Santé
Interrogée sur la demande du Parti travailliste de rendre le vaccin gratuit pour tous, la ministre a défendu l’approche actuelle, axée sur la priorisation des populations les plus vulnérables. Elle a expliqué que l’extension de la gratuité à l’ensemble de la population aurait des conséquences sur d’autres aspects du système de santé.
« Nous devons adopter chaque année la meilleure approche… en maximisant les ressources dont nous disposons pour les plus vulnérables. Si nous [make it free for everyone] il y a d’autres choses que nous ne pouvons pas faire. C’est donc l’équilibre que nous prenons. »
Jennifer Carroll MacNeill, ministre de la Santé
La ministre a également exprimé son inquiétude face au faible taux de vaccination parmi les professionnels de la santé, qui n’atteint que 29 %, loin de l’objectif de 75 %. Elle a rappelé que le vaccin est gratuit pour le personnel soignant et que des cliniques spécifiques sont organisées pour faciliter l’accès à la vaccination.
Des mesures sont également mises en place pour réduire la pression sur les hôpitaux, notamment un financement supplémentaire pour les médecins généralistes afin de prolonger leurs heures d’ouverture pour les affections respiratoires, ainsi que des sorties de patients le week-end pour fluidifier le flux des urgences. La ministre a souligné l’amélioration de la situation par rapport à l’année précédente, avec seulement 180 patients sur des brancards dans les hôpitaux, contre 600 à la même époque l’année dernière.
