Publié le 30 novembre 2023 10h30. Le Pakistan a exprimé sa volonté de participer à une force internationale de stabilisation à Gaza, mais exclut catégoriquement toute implication dans une opération de désarmement du Hamas, une position partagée par d’autres nations musulmanes.
- Le Pakistan est prêt à contribuer à une force de maintien de la paix à Gaza, sous réserve de conditions précises.
- Le désarmement du Hamas ne fait pas partie des missions que le Pakistan est disposé à assumer.
- L’Indonésie partage des réserves similaires concernant le mandat de la force internationale.
Islamabad a réaffirmé sa position concernant la force internationale proposée pour Gaza lors d’une conférence de presse donnée par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ishaq Dar. Le Pakistan, tout en se montrant ouvert à une contribution, a clairement indiqué que son engagement dépendrait du mandat précis de cette force.
Selon Ishaq Dar, le désarmement des groupes palestiniens relève de la responsabilité des forces de l’ordre locales.
« Nous ne sommes pas prêts à désarmer le Hamas si cela devient l’objectif principal de la force internationale – ce n’est pas notre travail. »
Ishaq Dar, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan
Il a souligné que le Pakistan se concentrerait sur de véritables opérations de maintien de la paix, si le mandat de la force internationale s’alignait sur de tels objectifs.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a donné un accord de principe pour l’envoi de troupes pakistanaises, mais la décision finale est conditionnée à l’examen approfondi des termes de référence, des plans d’action et du mandat global de l’opération. L’approche du Pakistan est donc prudente, compte tenu de la situation conflictuelle à Gaza.
Le ministre Dar a également évoqué les discussions diplomatiques en cours, mentionnant l’offre substantielle de l’Indonésie de déployer 20 000 soldats. Il a révélé que son homologue indonésien avait exprimé des préoccupations similaires quant à l’inclusion du désarmement du Hamas dans les missions de la force internationale. Cet alignement de positions suggère une coordination entre les nations à majorité musulmane concernant la portée de cette mission, autorisée par une récente résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, élaborée par les États-Unis.
