Home MondeLe potentiel de changement de la COP n’est pas limité par les personnes présentes, mais par les éléphants absents de la salle | Actualités scientifiques, climatiques et technologiques

Le potentiel de changement de la COP n’est pas limité par les personnes présentes, mais par les éléphants absents de la salle | Actualités scientifiques, climatiques et technologiques

by Clara Dubois

Belém, Brésil – L’ouverture de la COP30 à Belém est assombrie par des absences diplomatiques de poids, notamment celles des dirigeants des États-Unis, de la Chine et de l’Inde, les trois plus grands émetteurs de gaz à effet de serre. Malgré l’engagement réaffirmé du Royaume-Uni, la conférence s’annonce difficile dans un contexte de dérèglement climatique croissant.

La décision de Donald Trump de retirer les États-Unis des négociations climatiques de l’ONU constitue un revers majeur. L’absence d’une délégation américaine, et même de représentants des médias américains, soulève des questions sur l’impact réel de cette réunion pour l’opinion publique outre-Atlantique. Avant son retrait, les États-Unis, première économie mondiale et grand producteur d’énergies fossiles, disposaient d’une influence considérable dans ces négociations.

Si les dirigeants chinois et indien ne sont pas présents, leurs pays ont néanmoins envoyé des délégations de haut niveau. La Chine est représentée par le vice-premier ministre Ding Xuexiang, numéro deux du pays après le président Xi Jinping. Il est important de noter que, malgré leur communication parfois discrète sur les questions environnementales, la Chine et l’Inde sont en train de réaliser la transition la plus rapide de combustibles fossiles vers les énergies renouvelables – éolien, solaire et nucléaire – que le monde ait jamais connue.

Le prince de Galles et Sir Keir Starmer ont réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni dans la lutte contre le changement climatique, appelant les autres nations à suivre cet exemple. Cependant, sous les toits en bâche du centre de conférence temporaire, l’atmosphère est pesante. L’absence de ces acteurs clés pèse sur les espoirs de percées significatives.

Les négociations climatiques, bien que souvent critiquées pour leurs résultats mitigés, ont permis d’éviter un scénario encore plus catastrophique. L’accord de Paris, signé il y a dix ans, prévoyait initialement un réchauffement de quatre degrés Celsius. Si les objectifs de limitation du réchauffement à 1,5 degré Celsius, puis à 2 degrés Celsius, risquent d’être dépassés, les efforts déployés jusqu’à présent ont contribué à atténuer les pires prévisions.

Le véritable travail de ces sommets, cependant, ne repose pas sur les discours des chefs d’État, mais sur les négociations menées par des experts aguerris, certains participant à la COP depuis plus de trente ans. Reste à savoir si leurs efforts suffiront à inverser la tendance et à accélérer la transition vers un avenir plus durable.

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