Home AffairesLe prix de l’essence pourrait continuer de baisser : découvrez pourquoi

Le prix de l’essence pourrait continuer de baisser : découvrez pourquoi

by Amélie Bernard

Publié le 9 janvier 2024 à 03h40. Malgré le contexte géopolitique actuel, les prix à la pompe continuent de baisser à Porto Rico, une tendance qui ne semble pas liée aux événements récents au Venezuela, selon les experts.

  • Les prix de l’essence ordinaire se situent actuellement entre 69,7 et 74,7 cents le gallon (environ 3,7 litres), tandis que l’essence super varie entre 79,7 et 90,7 cents le gallon.
  • Cette baisse est principalement due à un excédent mondial de l’offre pétrolière, et non à la situation politique au Venezuela.
  • Les experts prévoient que cette tendance pourrait se poursuivre, voire s’accentuer, à court terme.

Contrariement aux attentes, les consommateurs portoricains bénéficient actuellement de prix de l’essence en baisse. Cette situation, qui pourrait perdurer, est expliquée par Luis Gueits Maldonado, président de l’Association des détaillants d’essence. Il insiste sur le fait que cette baisse n’est pas une conséquence directe des troubles au Venezuela.

Selon les données du Département de la Consommation (DACO), le prix de l’essence ordinaire à la pompe, jeudi dernier, oscillait entre 69,7 et 74,7 cents le gallon, tandis que l’essence super se vendait entre 79,7 et 90,7 cents le gallon.

« Il est essentiel de clarifier que la situation actuelle du prix du pétrole n’a aucun lien direct avec le Venezuela. La baisse actuelle du prix du carburant se serait produite même sans les récents événements politiques dans ce pays. »

Luis Gueits Maldonado, président de l’Association des détaillants d’essence

M. Gueits explique que la stabilité, voire la baisse, du prix du pétrole est due à un surplus de l’offre mondiale. Les pays producteurs maintiennent actuellement leur niveau de production, ce qui entraîne un excédent par rapport à la demande globale.

Il a également évoqué les analyses d’un expert mondial, soulignant que l’OPEP a modifié sa stratégie. Auparavant, l’organisation réduisait sa production pour faire grimper les prix et maximiser ses profits. Aujourd’hui, elle privilégie la vente d’un volume plus important de pétrole, même à un prix légèrement inférieur, dans l’espoir de gagner des parts de marché.

« Le plan stratégique actuel est de produire, et celui qui propose le meilleur prix, car c’est ainsi qu’il essaie d’augmenter ses ventes, pas nécessairement ses bénéfices. »

Luis Gueits Maldonado, président de l’Association des détaillants d’essence

Concernant le Venezuela, M. Gueits a rappelé que, bien que le pays possède les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, sa capacité d’extraction a considérablement diminué depuis l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez. De plus, le pétrole vénézuélien est de qualité inférieure, plus lourd et contenant souvent une forte teneur en soufre, ce qui rend son raffinage plus coûteux.

Il a précisé que la contribution du Venezuela à l’offre pétrolière mondiale est actuellement inférieure à 1%, et que sa situation politique actuelle n’a donc que peu d’impact sur les prix internationaux. Même une reprise de la production vénézuélienne prendrait du temps, estimée à une décennie pour une nouvelle entreprise, et seul Chevron, présent sur place depuis les années 1940, pourrait potentiellement relancer la production plus rapidement.

Cependant, M. Gueits a souligné la nature spéculative du marché pétrolier, où toute situation imprévue peut entraîner des fluctuations importantes des prix. Il reste optimiste quant à la possibilité de voir les prix à la pompe continuer à baisser, à mesure que les grossistes et les détaillants répercuteront les baisses de coûts sur les consommateurs.

Enfin, il a ajouté que si la production vénézuélienne augmentait à l’avenir, cela pourrait être bénéfique pour de nombreuses entreprises, en raison de la proximité du pays avec les raffineries du sud des États-Unis. De plus, une augmentation de l’offre pourrait aider à contrer l’influence d’autres pays producteurs du Moyen-Orient en cas de perturbations de leur production.

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