Publié le 22 mai 2025 à 16h47. Un avocat irlandais suspendu, Declan O’Callaghan, a vu son appel rejeté devant la Haute Cour concernant une procédure disciplinaire liée à une transaction immobilière datant de 2006, bien que le juge n’ait pas conclu à une malhonnêteté de sa part.
- La Haute Cour a confirmé une sanction disciplinaire pour conflit d’intérêts dans une vente de terrain à Mayo.
- Le juge a estimé que M. O’Callaghan aurait dû conseiller aux parties de consulter des avocats indépendants.
- L’avocat est déjà suspendu depuis 2018 dans le cadre d’une autre enquête.
La justice irlandaise a statué sur le cas de Declan O’Callaghan, un avocat de Roscommon suspendu de l’exercice de sa profession. Le Barreau irlandais avait engagé une procédure disciplinaire suite à une plainte concernant la gestion d’une vente de terrain en 2006 dans le comté de Mayo. La société Mayo Nirvanna Property Holdings Ltd, dirigée par l’homme d’affaires Tom Fleming, avait déposé une plainte en 2010, alléguant un préjudice de 250 000 € (environ 235 000 euros) résultant de l’intervention de M. O’Callaghan.
Le Tribunal disciplinaire des solicitors avait initialement recommandé la radiation de M. O’Callaghan du tableau des avocats, une recommandation suspendue en attendant l’issue de l’appel. M. O’Callaghan contestait avoir agi avec un conflit d’intérêts en représentant à la fois le vendeur et l’acheteur, le regretté homme d’affaires Fred Preston, et remettait en question la qualité de ses services.
Le juge Micheál O’Higgins, de la Haute Cour, a maintenu la sanction pour conflit d’intérêts, soulignant que tout avocat se trouvant dans une telle situation « agit à ses propres risques ».
« Il n’est pas surprenant que l’appelant, en choisissant de représenter les deux parties dans cette transaction, ait créé non seulement un risque, mais aussi une situation susceptible de discréditer la profession d’avocat. »
Juge Micheál O’Higgins
Il a cependant rejeté les autres accusations portées contre l’avocat, estimant qu’il n’était pas prouvé que les parties avaient convenu d’un versement de 250 000 € à Nirvanna.
Le juge a également critiqué le fait que M. O’Callaghan n’ait pas conseillé à Nirvanna et à M. Fleming de solliciter des conseils juridiques indépendants.
« Je suis profondément peu impressionné par le fait que l’appelant n’ait pas conseillé à Nirvanna et à M. Fleming de consulter un avocat indépendant. »
Juge Micheál O’Higgins
M. O’Callaghan est déjà suspendu de l’exercice de sa profession depuis 2018, dans le cadre d’une enquête distincte du Barreau concernant des irrégularités potentielles dans la gestion des comptes de ses clients et des frais perçus. Le juge O’Higgins a déclaré qu’il n’était pas disposé à conclure à une malhonnêteté de la part de M. O’Callaghan et a reporté sa décision concernant les coûts de la procédure et la sanction appropriée à une date ultérieure.
