Mis à jour le 12 décembre 2025 à 02h00. La série documentaire Netflix consacrée à Sean « Diddy » Combs est au cœur d’une vive polémique, l’entourage du rappeur dénonçant l’utilisation d’images volées et une campagne de diffamation orchestrée par 50 Cent.
- Le vidéaste ayant travaillé pour Diddy affirme que des images utilisées dans la série ont été obtenues illégalement par un tiers.
- L’équipe juridique de Combs accuse Netflix d’avoir utilisé des images privées, notamment des conversations avec ses avocats, sans autorisation.
- La mère de Diddy a également dénoncé les inexactitudes contenues dans la série concernant son éducation et sa vie familiale.
La bataille juridique et médiatique autour de la série documentaire « Sean Combs : The Reckoning » s’intensifie. Diffusée depuis le 2 décembre, cette production réalisée par Alexandria Stapleton et produite en partie par le rappeur 50 Cent, plonge dans l’ascension et la chute de Sean Combs, actuellement incarcéré pour des accusations de trafic sexuel. L’équipe de Combs conteste fermement la légalité de l’obtention et de l’utilisation de certaines images, qualifiant la série de « succès honteux » et dénonçant une vendetta personnelle de la part de 50 Cent.
Michael Oberlies, le vidéaste qui a suivi Diddy pendant plusieurs années, a publié une déclaration le 10 décembre auprès de Rolling Stone pour se disculper. Il affirme que les images en question n’ont pas été divulguées par lui ni par quiconque autorisé à gérer les archives de Sean Combs, mais par un tiers alors qu’il était absent de l’État. Il précise qu’il s’agit d’un problème distinct de toute dispute concernant ses honoraires ou un éventuel litige contractuel.
« Prendre des images destinées à notre projet pour faire avancer un récit qui n’était pas le nôtre est à la fois contraire à l’éthique et inacceptable. »
Michael Oberlies, vidéaste
Netflix se défend en affirmant avoir obtenu les images légalement et détenir les droits nécessaires. Dans une déclaration à Tudum, le site d’information de Netflix, la réalisatrice Alexandria Stapleton a souligné que Diddy se filmait constamment depuis des décennies et que son équipe avait tenté, sans succès, d’obtenir une interview et des commentaires de l’entourage de Combs.
La mère de Diddy, Janice Combs, a également exprimé son indignation dans une déclaration transmise à USA TODAY le 8 décembre. Elle dénonce les « inexactitudes » concernant l’éducation et la vie familiale de son fils, et conteste notamment le témoignage de Kirk Burrowes, cofondateur de Bad Boy Entertainment, qui affirme que Diddy l’aurait giflée lors d’une altercation en 1991, en marge de la bousculade mortelle au City College de New York, qui avait fait neuf morts et de nombreux blessés.
« Ces inexactitudes concernant l’éducation et la vie de famille de mon fils Sean sont intentionnellement faites pour induire les téléspectateurs en erreur et nuire davantage à notre réputation. »
Janice Combs, mère de Sean Combs
50 Cent, producteur exécutif de la série, a défendu son implication dans une interview accordée à ABC News. Il a déclaré que son objectif n’était pas de régler des comptes personnels, mais de s’assurer que la communauté du hip-hop ne soit pas perçue comme cautionnant les comportements de Diddy.
La série en quatre parties explore l’ascension fulgurante de Sean Combs dans le monde de la musique, ainsi que les accusations de comportement abusif qui ont conduit à son arrestation en septembre 2024 et à sa condamnation à 50 mois de prison. Elle inclut des images inédites des jours précédant son arrestation, notamment des scènes où des agents fédéraux sont filmés sur un toit et où Diddy se dispute avec son avocat, Marc Agnifilo.
L’équipe de Combs a envoyé une deuxième lettre de cessation à Netflix, après une première missive envoyée lors de l’annonce initiale du documentaire. La bataille juridique et médiatique devrait se poursuivre dans les prochains jours et semaines.
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