Publié le 29 septembre 2025 à 14h49. L’administration Trump envisage de lever les restrictions sur les frappes ukrainiennes en territoire russe, une volte-face potentielle dans la politique américaine concernant le conflit en Ukraine, alors que Moscou dénonce ces discussions comme inefficaces.
- Keith Kellogg, envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine, a ouvert la porte à des frappes ukrainiennes sur le sol russe.
- Le vice-président Vance a évoqué l’étude de la possibilité de fournir à l’Ukraine des missiles à longue portée.
- La Russie a minimisé l’impact potentiel de telles armes, affirmant qu’elles ne changeraient pas la situation sur le terrain.
Dans une interview diffusée dimanche sur Fox News, Keith Kellogg a affirmé que, compte tenu des déclarations récentes de Donald Trump et du vice-président Vance, la réponse à la question de savoir si Trump autoriserait des frappes ukrainiennes sur le territoire russe est affirmative. Kellogg a insisté sur la nécessité d’une approche sans restrictions, déclarant :
« Utilisez la capacité d’attaquer en profondeur. Il n’y a pas de sanctuaires. »
Keith Kellogg, envoyé spécial de Donald Trump pour l’Ukraine
Le vice-président Vance a corroboré cette orientation, indiquant que Washington étudiait également la possibilité de vendre des missiles à longue portée à des pays européens pour qu’ils les livrent à l’Ukraine.
« Comme l’a dit le président (Trump), nous y envisageons »,
Vice-président Vance
a-t-il déclaré, précisant que plusieurs demandes européennes étaient à l’étude. Il a ajouté que le président prendrait la “décision finale” dans “l’intérêt supérieur des États-Unis”.
La Russie a réagi lundi en minimisant l’importance de ces discussions. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré :
« Il n’y a pas de panacée capable de changer la situation sur le front pour le régime de Kiev. Il n’y a pas d’arme magique. Qu’il s’agisse des Tomahawks ou d’autres missiles, ils ne peuvent rien changer. »
Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin
Cette évolution intervient après une rencontre entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au cours de laquelle Trump a affirmé que Kyiv, avec l’aide de l’Union européenne, était en mesure de reprendre “toute l’Ukraine à son état d’origine”.
Pour rappel, la Russie a annexé la péninsule de Crimée en 2014 et contrôle actuellement des régions de l’est et du sud de l’Ukraine suite à l’invasion à grande échelle lancée en février 2022. Cette prise de position marque un changement notable par rapport aux déclarations antérieures de Trump, qui avait affirmé en février, lors d’une conversation avec Zelensky, que l’Ukraine n’avait pas “les moyens” de vaincre la Russie.
Le gouvernement russe a réaffirmé son intention de poursuivre son offensive, tout en rejetant les affirmations de Trump qualifiant la Russie de “tigre en papier” avec une économie en crise.
