Home AffairesLes améliorations pour lesquelles les syndicats se battront pour les salariés de Telefónica et qui se poursuivront après l’ERE

Les améliorations pour lesquelles les syndicats se battront pour les salariés de Telefónica et qui se poursuivront après l’ERE

by Amélie Bernard

Publié le 25 novembre 2025 à 23h07. L’opérateur de télécommunications Telefónica prévoit de supprimer jusqu’à 6 088 postes en Espagne, déclenchant une nouvelle série de négociations avec les syndicats pour tenter de limiter l’impact social de ce plan de restructuration.

  • Telefónica a annoncé son intention de procéder à un plan de suppression d’emplois (PSE) affectant sept de ses filiales.
  • Les syndicats CCOO et UGT affichent des positions divergentes sur la possibilité de réduire le nombre de licenciements.
  • Les négociations, qui devraient durer un mois, porteront également sur l’amélioration des conditions de travail des employés restants.

Telefónica a informé les syndicats de son intention de mettre en œuvre un plan de suppression d’emplois (PSE) touchant 6 088 salariés répartis dans sept filiales différentes. Un marathon de réunions s’ouvre désormais pour tenter de parvenir à un accord définitif sur ce nouveau plan de licenciements, qui doit être conclu dans les 28 prochains jours.

Lors du dernier PSE de l’opérateur, signé en janvier 2024, Telefónica avait initialement proposé une réduction des effectifs de 5 124 personnes. Après des négociations, ce chiffre avait finalement été ramené à 3 420 départs. Les syndicats estiment que la marge de manœuvre pour réduire le nombre de suppressions de postes est variable.

Selon CCOO, l’objectif est de privilégier les départs volontaires.

« Notre intention est que les départs soient avant tout volontaires »,

CCOO

Toutefois, le nombre final de licenciements dépendra de l’adhésion des salariés.

« Cela ne dépend pas tant de nous, mais de la façon dont le personnel lui-même le recevra »

CCOO

UGT, en revanche, adopte une position plus ferme.

« Il faut faire exactement le travail inverse »,

UGT

déclarent-ils, insistant sur la nécessité de minimiser le nombre de départs. Ils se disent prêts à « forcer la machine » pour atteindre cet objectif, quel que soit le nombre de volontaires.

UGT analyse les pyramides des âges de chaque filiale afin de réduire le chiffre de 6 088 proposé par Telefónica. Fetico-Sumados partage cette préoccupation et estime qu’une réduction significative du nombre de suppressions de postes est indispensable pour éviter des licenciements forcés.

Au-delà du nombre de licenciements, les syndicats entendent négocier des améliorations des conditions de travail pour les employés qui resteront au sein de l’entreprise. Ils souhaitent notamment revoir les modalités de télétravail et la durée du travail, des mesures qui, selon eux, pourraient bénéficier aux salariés sans impact économique majeur. Ils envisagent également d’étendre les conventions collectives à toutes les filiales.

CCOO revendique la « stabilité et la garantie de l’emploi » pour les cinq prochaines années, période couverte par le nouveau plan stratégique de Telefónica.

« Nous avons besoin que les gens soient calmes, car il y a eu beaucoup de problèmes avec ces PSE et nous ne voulons pas qu’un changement politique ou un changement dans l’actionnariat de l’entreprise en provoque un autre »

CCOO

Fetico-Sumados, quant à elle, vise des revendications valables jusqu’en 2030, incluant des révisions salariales en 2026 et 2029, ainsi que des améliorations en matière de classification professionnelle, de rémunération et de conciliation vie privée-vie professionnelle.

Les principales filiales concernées par le PSE – Telefónica España, Soluciones Telefónica et Telefónica Móviles – appartiennent au CEV (Convention Collective des Sociétés Liées). CCOO se montre optimiste quant à la possibilité de trouver des volontaires dans ces entreprises, où le dernier PSE avait suscité plus de candidatures que de postes disponibles.

Les syndicats expriment davantage de doutes concernant Solutions Mondiales Telefónica, Telefónica SA et Innovation Numérique Telefónica, où les profils d’âge et d’ancienneté diffèrent de ceux des entreprises du CEV. Movistar+, qui n’est pas rattaché au CEV, pourrait être plus réceptif aux départs volontaires, selon CCOO.

Le cycle de négociations se déroulera en deux phases. Les lundis et mercredis seront consacrés aux trois filiales du CEV, tandis que les mardis et jeudis seront dédiés aux quatre autres entités juridiques. Movistar+ bénéficiera d’un calendrier spécifique, avec des négociations prévues les lundis et mercredis de la première semaine, puis les mardis et jeudis par la suite.

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