Publié le 10 décembre 2025 17:49:00. Les commerçants de Caracas dénoncent une concurrence déloyale accrue durant la période de Noël, liée à la prolifération des vendeurs informels pratiquant des prix basés sur un taux de change du dollar non officiel. Ils réclament une application plus stricte de la réglementation et l’utilisation du nouveau canal de signalement mis en place par le gouvernement.
- Les commerçants formels se plaignent d’une concurrence déloyale due aux prix plus bas pratiqués par les vendeurs informels.
- Les vendeurs informels justifient leurs prix par le coût d’acquisition des marchandises, notamment l’achat de devises étrangères à des taux élevés.
- Les consommateurs souhaitent pouvoir signaler les pratiques commerciales trompeuses via le nouveau canal de réclamation gouvernemental.
À l’approche des fêtes de fin d’année, la situation commerciale à Caracas est tendue. Les commerçants établis expriment leur inquiétude face à une concurrence qu’ils jugent déloyale, exacerbée par l’augmentation du nombre de travailleurs du secteur informel. Ces derniers, opérant sans être soumis aux mêmes obligations fiscales et réglementaires, seraient en mesure de proposer des prix plus attractifs, perturbant ainsi le marché.
Les commerçants formels, contraints de respecter les tarifs officiels et de rendre compte de leurs activités via un code QR code, dénoncent un système de tarification différent pour les vendeurs informels. Ces derniers, selon eux, se basent sur un taux de change du dollar beaucoup plus élevé, leur permettant de proposer des prix inférieurs.
« Le travailleur informel, bien qu’il ait le droit de travailler, doit également respecter la loi, pourquoi ? Parce qu’ils ne paient pas l’électricité, ils ne paient pas de loyer, ils ne paient pas d’employés, et ils bénéficient donc de ce type d’avantage. »
Wilmer Castillo, commerçant
Les témoignages des consommateurs confirment cette disparité. Gisel Bastidas, une cliente interrogée à Sabana Grande, explique :
« Les colporteurs, par exemple, ici à Sabana Grande, nous font payer 400 dollars alors que nous ne nous payons rien, et on voit qu’il est impossible d’acheter quelque chose à ce prix-là alors que la différence atteint presque 100 bolivars. »
Gisel Bastidas, cliente
Les commerçants demandent aux vendeurs informels d’aligner leurs prix sur la réglementation en vigueur. Ces derniers, cependant, justifient leurs coûts par les prix d’acquisition de leurs fournisseurs, notamment en raison de l’achat de devises étrangères à des taux élevés. Romer Pacheco, un travailleur informel, affirme :
« Nous vendons au prix qu’on achète, ou du moins, c’est elle qui achète au cimetière, et ils nous donnent des prix supplémentaires. Ils estiment le dollar à 400, à 380. »
Romer Pacheco, travailleur informel
Face à cette situation, les consommateurs comptent sur le nouveau canal de réclamation mis en place par le gouvernement, surnommé Soleil, pour signaler les offres trompeuses et espérer une intervention des autorités.
Venevision News/ Wiliam Sánchez
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