Publié le 11 décembre 2025 16:14:00. Alors que la communauté internationale continue de rejeter le régime de Nicolás Maduro, le gouvernement colombien de Gustavo Petro a créé la surprise en signalant sa disposition à offrir l’asile au leader vénézuélien, tout en exprimant des réserves quant à l’attribution du prix Nobel de la paix à María Corina Machado.
- La ministre colombienne des Affaires étrangères, Rosa Yolanda Villavicencio, a exprimé des doutes quant à l’attribution du prix Nobel de la paix à María Corina Machado, estimant que ses déclarations pourraient être interprétées comme un soutien à une intervention militaire au Venezuela.
- Le gouvernement Petro a ouvertement indiqué qu’il n’hésiterait pas à accorder l’asile à Nicolás Maduro s’il devait se trouver en exil.
- Cette position intervient dans un contexte de tensions régionales et de pressions internationales croissantes sur le régime vénézuélien.
Dans une interview accordée à la radio Caracol, la ministre des Affaires étrangères, Rosa Yolanda Villavicencio, a souligné le caractère autonome du Comité Nobel, tout en exprimant son désaccord avec sa décision. Elle a déclaré :
« Nous considérons que l’organisme qui décerne le prix est autonome. Cependant, nous ne serions pas d’accord car il s’agit d’un prix Nobel de la paix. Leurs déclarations vont dans le sens de l’acceptation de tout type d’intervention militaire dans la région. »
Rosa Yolanda Villavicencio, ministre colombienne des Affaires étrangères
La question de l’asile à Nicolás Maduro a été abordée directement. La ministre a répondu sans hésitation :
« Sûrement oui. »
Rosa Yolanda Villavicencio, ministre colombienne des Affaires étrangères
Elle a ensuite qualifié Maduro de figure « universelle », justifiant ainsi cette éventuelle protection. Elle a précisé que la Colombie ne refuserait pas une demande d’asile si cela devait contribuer à désamorcer les tensions dans la région :
« Si ce départ implique qu’il doive vivre dans un autre pays ou demander une protection, la Colombie n’aurait pas à dire non. »
Rosa Yolanda Villavicencio, ministre colombienne des Affaires étrangères
Cette prise de position intervient quelques heures après l’annonce de l’attribution du prix Nobel de la paix à María Corina Machado, une figure de l’opposition vénézuélienne. La cérémonie d’Oslo a été marquée par l’absence de la lauréate, sa fille ayant lu un discours appelant au départ de Maduro et à la restauration de la démocratie au Venezuela. Le président du Comité Nobel norvégien, Jørgen Watne Frydnes, avait d’ailleurs lancé un appel direct à Maduro :
« M. Maduro, vous devriez accepter les résultats des élections et démissionner. Poser les bases d’une transition pacifique vers la démocratie, car telle est la volonté du peuple vénézuélien. Son pouvoir n’est pas permanent. »
Jørgen Watne Frydnes, président du Comité Nobel norvégien
Parallèlement, le président colombien Gustavo Petro a reçu un message ferme de l’ancien président américain Donald Trump, qui a mis en garde contre les conséquences d’une inaction face à la situation au Venezuela. Selon des informations rapportées par Semana, Trump aurait déclaré :
« Vous allez avoir de gros problèmes si vous n’êtes pas alerté. J’espère que vous écoutez. Il sera le prochain. »
Donald Trump, ancien président américain
La réponse de la présidence colombienne à ce message n’a pas été divulguée, mais la position exprimée par la ministre Villavicencio suggère une volonté de maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties prenantes, y compris le régime de Maduro.
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