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Les écoles doivent continuer à proposer des ER basées sur les « saintes écritures »

Publié le 28 novembre 2025 13h49. Malgré une récente décision de justice britannique, l'enseignement religieux restera au cœur du curriculum scolaire en Irlande du Nord, a annoncé le ministre de l'Éducation, Paul Givan, tout en promettant une réforme…

Les écoles doivent continuer à proposer des ER basées sur les « saintes écritures »

Publié le 28 novembre 2025 13h49. Malgré une récente décision de justice britannique, l’enseignement religieux restera au cœur du curriculum scolaire en Irlande du Nord, a annoncé le ministre de l’Éducation, Paul Givan, tout en promettant une réforme du programme.

  • Les écoles d’Irlande du Nord doivent continuer à dispenser un enseignement religieux basé sur les Écritures.
  • La Cour suprême du Royaume-Uni a jugé que l’enseignement religieux axé sur le christianisme n’était pas suffisamment objectif, critique ou pluraliste.
  • Le ministre Givan a indiqué que le programme d’enseignement religieux serait réformé dans les semaines à venir.

Le ministère de l’Éducation de Stormont a confirmé que les écoles nord-irlandaises devront maintenir un enseignement religieux (ER) fondé sur les textes sacrés, malgré un récent arrêt de la Cour suprême du Royaume-Uni qui remettait en question la légalité de l’approche actuelle. Cette décision intervient après qu’une écolière de Belfast, issue d’une famille non religieuse, a contesté le caractère confessionnel de l’enseignement religieux dispensé dans son école.

Dans une lettre adressée aux directeurs d’école, le ministre de l’Éducation, Paul Givan, a reconnu la complexité du jugement, mais a souligné qu’il n’invalidait pas la législation existante. Il a précisé que les écoles restent légalement tenues d’organiser quotidiennement un culte collectif, tel que des assemblées.

Selon les termes de la lettre, les écoles « contrôlées » doivent fournir un enseignement religieux non confessionnel basé sur les Saintes Écritures. Le ministre a également souligné que le jugement avait établi que l’enseignement religieux n’avait pas été dispensé de manière objective, critique et pluraliste, et que le culte collectif n’était pas non plus conforme à ces exigences.

Quelle était la décision de la Cour suprême ?

La plus haute juridiction du Royaume-Uni a statué que l’enseignement religieux (ER) centré sur le christianisme dans les écoles d’Irlande du Nord était illégal en raison de son manque d’objectivité, de critique et de pluralisme. L’affaire portait sur une jeune écolière de Belfast dont les parents ne souhaitaient pas qu’elle soit élevée dans la religion chrétienne.

La controverse a débuté lorsque la fillette a commencé à réciter des prières avant les repas après être rentrée de l’école, expliquant à sa famille qu’elle avait appris à le faire en classe. Inquiets de voir leur fille apprendre à considérer le christianisme comme une « vérité absolue », la fillette et son père ont alors intenté une action en justice.

La Cour a également jugé que l’exercice du droit de retirer un enfant des cours et du culte de l’ER pourrait imposer une charge excessive à un parent s’opposant à cet enseignement. Les juges ont toutefois précisé que l’affaire ne concernait pas la laïcité dans l’éducation et qu’il n’était nullement question de supprimer l’enseignement religieux des écoles.

Vendredi, Paul Givan a déclaré que le jugement reconnaissait que le christianisme était la religion prédominante en Irlande du Nord et que l’enseignement religieux continuerait principalement à porter sur la connaissance du christianisme. Il a toutefois ajouté que le programme d’ER serait réformé et que les délais de cette réforme seraient précisés ultérieurement.

« Le domaine du culte collectif nécessite une réflexion plus approfondie », a-t-il ajouté dans sa lettre. « Bien que les parents aient le droit de retirer leur enfant, la Cour suprême a estimé que les dispositions actuelles ne répondaient pas aux exigences légales. »

Le ministre Givan a indiqué qu’il fournirait des conseils plus complets et « juridiquement solides » aux écoles dans les semaines à venir, tout en précisant que le ministère avait demandé des conseils juridiques supplémentaires pour évaluer toutes les implications du jugement.

Analyse : quelle est la portée de cette évolution ?

Les écoles attendent désormais des directives précises du ministre de l’Éducation et de son ministère pour comprendre les implications concrètes de la décision de la Cour suprême du Royaume-Uni. Dans sa première communication directe aux directeurs d’école, Paul Givan a souligné l’importance du jugement et la nécessité de le prendre en compte, tout en les invitant à maintenir le statu quo pour l’instant.

Il leur a également rappelé qu’une loi nord-irlandaise datant de près de 40 ans leur impose légalement de dispenser un enseignement religieux et d’organiser un culte collectif. L’Ordonnance de 1986 sur l’éducation et les bibliothèques (Irlande du Nord) exige que les écoles organisent chaque jour « un culte collectif, qu’il s’agisse d’une ou de plusieurs assemblées ».

La loi exige également que l’enseignement religieux soit « basé sur les Saintes Écritures », bien que dans certaines écoles, les conseils d’administration aient une certaine latitude pour déterminer le contenu de l’enseignement, à condition qu’il soit conforme au programme. Le ministre a annoncé que le programme d’enseignement religieux serait réformé, mais les dispositions relatives aux assemblées religieuses pourraient s’avérer plus complexes, et de nouvelles directives sont attendues dans les semaines à venir.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.