Publié le 7 novembre 2025 00:08:00. Le Kazakhstan est sur le point de devenir le premier pays à rejoindre les Accords d’Abraham sous le second mandat de Donald Trump, une initiative visant à normaliser les relations entre Israël et les nations arabes et musulmanes.
- Le Kazakhstan devrait officialiser son adhésion aux Accords d’Abraham lors d’une rencontre imminente entre son président, Kassym-Jomart Tokaïev, et Donald Trump à la Maison Blanche.
- Cette démarche s’inscrit dans une stratégie américaine plus large visant à renforcer son influence en Asie centrale, une région traditionnellement dominée par la Russie et de plus en plus convoitée par la Chine.
- D’autres pays d’Asie centrale, notamment l’Azerbaïdjan et l’Ouzbékistan, pourraient également être envisagés pour rejoindre ces accords.
L’annonce intervient cinq ans après la signature initiale des Accords d’Abraham, un tournant diplomatique majeur qui a vu Israël normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis et Bahreïn. Ces accords, parrainés par l’ancien président américain Donald Trump, ont ensuite été rejoints par le Soudan et le Maroc, modifiant profondément les dynamiques régionales après plus d’un demi-siècle de statu quo.
Le Kazakhstan entretient déjà des relations diplomatiques et économiques solides avec Israël, ce qui rend cette adhésion aux Accords d’Abraham en grande partie symbolique. Selon un haut responsable américain, la question est « dans la phase finale des négociations ». Le gouvernement kazakh a confirmé cette information dans un communiqué.
La rencontre entre Donald Trump et Kassym-Jomart Tokaïev s’inscrit dans un contexte plus large de discussions avec quatre autres dirigeants d’Asie centrale. Les États-Unis cherchent activement à accroître leur influence dans cette région stratégique, où la Russie a traditionnellement exercé une domination importante et où la Chine renforce également sa présence.
Les Accords d’Abraham ont brisé le consensus arabe qui prévalait jusqu’alors, selon lequel toute normalisation des relations avec Israël devait être conditionnée à la création d’un État palestinien. Ils ont également répondu à un besoin croissant de forger un front commun contre l’Iran, considéré comme une menace par Israël et plusieurs monarchies du Golfe. Des contacts informels entre Israël et l’Arabie saoudite étaient déjà bien établis, et des rumeurs de normalisation des relations entre les deux pays ont circulé tout au long de l’été 2023, avant d’être interrompues par les événements du 7 octobre.
Malgré l’offensive militaire israélienne à Gaza suite aux attentats du Hamas, les liens établis grâce aux Accords d’Abraham, notamment avec les Émirats arabes unis, sont restés solides sur le plan économique et commercial. Donald Trump s’est déclaré optimiste quant à la possibilité que l’Arabie saoudite rejoigne également ces accords, bien que Riyad ait toujours insisté sur la nécessité d’une perspective de création d’un État palestinien avant d’envisager une telle démarche.
« De nombreux autres pays tentent de rejoindre ce groupe restreint de puissances. »
Donald Trump, président américain
