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Les médecins et les médecins d’ostéopathie sont équivalents

by Sophie Martin

Publié le 3 octobre 2024 à 09h02. Face à la difficulté croissante d’accéder à un médecin traitant, notamment pour les bénéficiaires de l’assurance maladie Medicare, un lecteur se demande s’il est préférable de choisir un médecin (MD) ou un docteur en ostéopathie (DO). Le Dr Keith Roach répond également à une question poignante concernant le pronostic d’un patient atteint d’un cancer de la prostate avancé.

  • La formation des médecins (MD) et des docteurs en ostéopathie (DO) est globalement équivalente, le choix se portant davantage sur l’expérience et la philosophie du praticien.
  • Dans le cas d’un cancer de la prostate métastatique, l’espérance de vie est malheureusement limitée à quelques semaines ou mois.
  • L’honnêteté et la compassion sont essentielles pour accompagner les patients et leurs familles face à un diagnostic grave.

Un lecteur, couvert par Medicare, se trouve confronté à un problème courant : la difficulté de trouver un médecin acceptant de nouveaux patients. Il s’interroge sur la pertinence de choisir entre un médecin diplômé d’une faculté de médecine classique (MD) et un docteur en ostéopathie (DO). Le Dr Keith Roach estime que la différence entre ces deux types de formation est minime.

« À mon avis, la formation des DO et des MD est tellement presque équivalente qu’il n’y a aucune raison de choisir entre eux », explique le Dr Roach. Les docteurs en ostéopathie reçoivent une formation supplémentaire en manipulation ostéopathique, une technique qu’ils peuvent choisir d’utiliser ou non dans leur pratique. Au-delà de cet aspect, les programmes de formation sont très similaires et les études comparatives n’ont pas révélé de différences significatives en termes de résultats pour les patients.

Le Dr Roach conseille donc de privilégier l’expérience et la philosophie du médecin plutôt que son diplôme. Il recommande de choisir un praticien avec lequel le patient se sent à l’aise et en confiance.

Une autre question, plus douloureuse, est posée par un lecteur anonyme dont le frère souffre d’un cancer de la prostate métastatique. Le cancer s’est propagé aux os de la hanche, aux poumons, aux ganglions lymphatiques, à la colonne cervicale et au cerveau. Le patient a subi une intervention chirurgicale pour retirer deux tumeurs cérébrales et reçoit actuellement des radiothérapies pour le cerveau et la colonne vertébrale, ainsi que des injections pour la prostate. Une chimiothérapie est prévue pour traiter les métastases pulmonaires.

Le lecteur exprime son angoisse face à l’état de son frère et son incapacité à obtenir une évaluation claire de ses chances de survie. Le Dr Roach, avec une grande empathie, reconnaît la difficulté de donner un pronostic précis dans de tels cas.

« Je suis vraiment désolé pour votre frère et désolé que personne ne vous ait donné une évaluation honnête », écrit-il. « Malheureusement, il n’y a aucune chance de guérison au-delà d’un miracle, et les miracles sont très rares. » Il estime que l’espérance de vie du patient se situe plutôt en semaines ou en mois qu’en années.

Le Dr Roach partage une expérience personnelle vécue lors de son internat en oncologie. Il raconte avoir rencontré un patient dans une situation similaire, entouré de sa famille. Après avoir examiné le dossier médical, il a été interpellé par le patient qui lui a demandé directement si sa maladie était mortelle.

« J’ai commencé à expliquer l’incertitude, mais il m’a arrêté et m’a demandé à nouveau mon opinion honnête, en fonction de ma connaissance, de savoir si ce cancer le tuerait », se souvient le Dr Roach. Il a alors répondu avec franchise que le cancer allait probablement le tuer, sans pouvoir préciser l’échéance exacte. Le patient a semblé soulagé d’entendre cette vérité et est décédé trois jours plus tard.

Cette expérience a marqué le Dr Roach, qui s’efforce depuis lors d’être à la fois honnête et compatissant lorsqu’il discute du pronostic avec les patients atteints de maladies graves. Il souligne l’importance de répondre aux questions des patients et de leurs familles avec sincérité, même si la réponse est difficile à entendre.

Les lecteurs peuvent envoyer leurs questions par courriel à [email protected].

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