Publié le 16 décembre 2025 à 22h26. Après des années de retards et de découvertes archéologiques majeures, Rome a enfin inauguré deux nouvelles stations de métro, dont une desservant le Colisée, offrant un aperçu unique de son passé enfoui.
- L’ouverture de ces stations, sur la ligne C du métro romain, a été jalonnée de trouvailles exceptionnelles : puits antiques, objets du quotidien et vestiges de casernes militaires.
- Les découvertes archéologiques réalisées lors des travaux sont désormais exposées dans les stations, transformant les gares en véritables musées.
- Le ministre des Transports, Matteo Salvini, espère que ces nouvelles stations deviendront des attractions touristiques à part entière.
La construction de la ligne C du métro romain, qui relie l’est de la ville au centre historique, a été un véritable défi archéologique. À chaque percement, le passé refaisait surface, entraînant des retards et des surcoûts. Lors des travaux de la station Colisée, les archéologues ont mis au jour 28 puits anciens ainsi que des centaines d’artefacts, allant d’épingles à cheveux à des statues, témoignant de la vie quotidienne à travers les siècles. Ces objets sont désormais visibles par les voyageurs.
À la station Porta Metronia, la découverte d’une caserne militaire datant de plus de 2 000 ans a également suscité l’enthousiasme. Une maison ornée de fresques et de mosaïques a également été exhumée, à une profondeur de 7 à 12 mètres. Ces vestiges seront présentés dans un musée intégré à la gare à partir de l’année prochaine.
Le ministre des Transports, Matteo Salvini, se réjouit de l’impact touristique potentiel de ces nouvelles stations.
« Cela fait le tour du monde. Les gens peuvent même prendre le métro sans en avoir besoin. »
Matteo Salvini, ministre des Transports
La ligne C du métro devrait à terme transporter environ 600 000 passagers par jour, contribuant à désengorger la circulation romaine. La construction de cette ligne, entamée il y a une vingtaine d’années, a déjà englouti des milliards d’euros. À ce jour, plus de 500 000 objets ont été retrouvés au cours des travaux.
Rome ne compte que trois lignes de métro, en partie à cause de la fréquence des découvertes archéologiques qui perturbent les chantiers. La crainte d’endommager le patrimoine souterrain constitue également un frein. La ligne C devrait être étendue à l’avenir en direction du Vatican et du Tibre, mais ces travaux devraient encore prendre une dizaine d’années.
