Publié le 9 janvier 2026 02:07:00. Les producteurs de légumineuses en Australie-Occidentale sont invités à anticiper les risques de perte de rendement en profitant d’une offre de tests gratuits pour détecter la présence de virus potentiellement nuisibles dans leurs semences.
- Une campagne de tests gratuits est lancée pour détecter le virus de la mosaïque du concombre (CMV) et le virus de la mosaïque transmise par les graines du pois (PSbMV) dans les semences de lupins, de lentilles et de pois de grande culture.
- Jusqu’à 40 échantillons par producteur seront analysés gratuitement par le Département des Industries Primaires et du Développement Régional (DPIRD) en collaboration avec la Grains Research and Development Corporation (GRDC).
- Cette initiative s’inscrit dans un projet national de recherche visant à mieux comprendre et gérer les virus affectant les cultures céréalières.
Les producteurs de légumineuses australiens sont encouragés à agir dès maintenant pour protéger leurs récoltes futures. Une campagne de tests de semences gratuits, proposée par le DPIRD en partenariat avec la GRDC, vise à identifier la présence de virus à haut risque susceptibles de réduire les rendements et la qualité des semences.
L’offre, limitée à deux lots de 400 grammes par producteur, permet de tester jusqu’à 40 échantillons pour le virus de la mosaïque du concombre (CMV) dans les lupins et les lentilles, et/ou le virus de la mosaïque transmise par les graines du pois (PSbMV). Cette initiative est également disponible pour les producteurs d’Australie-Méridionale, de Victoria, du Queensland et de Nouvelle-Galles du Sud.
Selon Ben Congdon, responsable du projet au DPIRD, ces tests ne servent pas seulement à alerter les producteurs sur les risques potentiels, mais aussi à collecter des données précieuses pour la composante de surveillance du projet de recherche.
« Les tests sur les lots de semences pour détecter les virus clés permettent aux producteurs de bien comprendre le risque de perte de rendement dû aux virus transmis par les semences. C’est également un très bon moyen pour nous d’évaluer l’occurrence et le degré de contamination virale dans les stocks nationaux de semences, ce qui nous permet d’identifier les risques futurs pour les cultures touchées par ces virus. »
Ben Congdon, responsable du projet DPIRD
L’utilisation de semences infectées par le CMV ou le PSbMV peut entraîner la propagation aléatoire des plantes contaminées dans les champs. Les pucerons, vecteurs de ces virus, peuvent ensuite les transmettre aux plantes saines, entraînant une diminution de la santé des cultures, une baisse des rendements et une contamination virale supplémentaire des graines récoltées.
Des études antérieures menées par le DPIRD ont démontré que ces virus peuvent causer des pertes de rendement significatives, dépassant parfois 50 %. La recherche a également révélé que des pertes dues au PSbMV peuvent survenir dans les pois de grande culture, même en l’absence de symptômes visibles.
« Pour les virus transmis par les semences, la stratégie de gestion la plus importante consiste à semer des semences propres – qu’il s’agisse de semences produites commercialement ou de semences conservées par les producteurs eux-mêmes – car une fois la culture semée, ces virus sont presque impossibles à gérer », explique le Dr Congdon. « En mesurant le pourcentage de semences infectées, les producteurs peuvent prendre des décisions éclairées concernant le lot de semences afin de gérer le risque. »
En complément des analyses de lots de semences, les chercheurs du projet ont testé des centaines de cultures à travers le pays afin d’évaluer la prévalence, la diversité génétique et l’impact potentiel des virus dans différentes régions, cultures et saisons. Ce projet quinquennal comprend également des recherches visant à mieux comprendre l’impact de différents virus et à développer des tactiques de gestion améliorées, notamment l’utilisation d’insecticides et la sélection de variétés résistantes.
« Ce projet élargira nos connaissances sur les virus des cultures céréalières, ce qui nous permettra à terme de développer des stratégies améliorées pour les gérer efficacement », a déclaré le Dr Congdon.
Alan Little, responsable des maladies à la GRDC, souligne que les producteurs de céréales australiens sont confrontés à des menaces virales souvent insidieuses, dont les symptômes peuvent être confondus avec d’autres stress.
« En fournissant des données fiables sur la prévalence du virus, l’infection des semences et les déplacements des insectes, ce projet fournira aux producteurs des signaux d’avertissement opportuns et des options de contrôle pratiques afin qu’ils puissent prévenir les infections, plutôt que de les chasser. »
Alan Little, responsable des maladies, GRDC
Pour soumettre des échantillons de lupins, de lentilles et de pois de grande culture au DPIRD et bénéficier de l’offre d’analyse des semences, veuillez contacter le chercheur scientifique du DPIRD, Dr Nazanin Nazeri, par courriel à [email protected] pour obtenir un formulaire d’analyse des semences. Les résultats des tests resteront confidentiels.
Pour plus d’informations sur le projet « Gestion efficace des virus dans les cultures céréalières », consultez le site web de la GRDC.