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Les sentiments de fertilité des hommes – L’influence de la confiance et des médias sociaux (My Progyny Post #3)

La confiance reste un pilier essentiel pour encourager les hommes à prendre en main leur santé, mais elle s'érode face à la désinformation et aux pressions socio-économiques. Une nouvelle enquête révèle que les hommes se tournent principalement vers…

Les sentiments de fertilité des hommes – L’influence de la confiance et des médias sociaux (My Progyny Post #3)

La confiance reste un pilier essentiel pour encourager les hommes à prendre en main leur santé, mais elle s’érode face à la désinformation et aux pressions socio-économiques. Une nouvelle enquête révèle que les hommes se tournent principalement vers les professionnels de santé pour obtenir des informations fiables sur la fertilité, tout en exprimant une méfiance croissante envers les réseaux sociaux.

Selon une étude menée auprès de 1 003 hommes américains (âgés de 18 à 55 ans) en juin 2025, près de 70 % d’entre eux se fient à leur médecin généraliste ou à un autre professionnel de santé de première ligne pour s’informer sur les questions de fertilité. Les spécialistes, tels que les urologues et les endocrinologues de la reproduction, ainsi que les moteurs de recherche en ligne (comme Google) arrivent en deuxième position, cités par un nombre similaire de personnes.

L’enquête, réalisée par Progyny, distingue deux groupes d’hommes : ceux qui ont déjà conçu ou tenté de concevoir, et ceux qui envisagent de le faire. Les résultats montrent que les hommes qui ont déjà entamé un parcours de procréation ont tendance à privilégier les cliniciens comme sources d’information, tandis que ceux qui n’ont pas encore pris cette décision se tournent davantage vers les recherches en ligne et les sites web médicaux.

Les réseaux sociaux, quant à eux, ne sont cités que par 14 % des hommes comme source d’information sur la fertilité. Même parmi ceux qui envisagent de concevoir, l’utilisation des médias sociaux reste limitée : 11 % seulement s’y fieraient principalement, la majorité préférant consulter des professionnels de santé. Si les réseaux sociaux sont perçus comme pratiques et accessibles par 66 % des hommes, beaucoup craignent également qu’ils ne véhiculent des informations erronées, manquent de crédibilité et contribuent à l’anxiété et à la dépression.

« La confiance est un catalyseur de l’engagement en matière de santé pour tous, hommes et femmes », souligne l’étude. Or, les institutions sont confrontées à une érosion de la confiance du public, comme le révèle le baromètre de confiance annuel d’Edelman. Cependant, la confiance envers les professionnels de santé de première ligne – infirmières, pharmaciens et médecins – reste solide, ces professions figurant parmi les plus honnêtes et éthiques aux États-Unis selon un sondage Gallup de 2025.

Pour les hommes confrontés à des problèmes de fertilité, il est donc crucial de renforcer cette confiance envers les cliniciens, qui jouent un rôle central en tant que sources d’information et partenaires potentiels dans un parcours de procréation. Les hommes ont également tendance à faire confiance aux centres médicaux universitaires, aux organismes de recherche comme la Mayo Clinic, ainsi qu’aux organisations professionnelles telles que l’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) et l’American Urological Association.

L’étude révèle également un déficit de confiance envers les employeurs : seuls 21 % des hommes souhaitant concevoir se fieraient à leur entreprise pour obtenir des informations sur la fertilité. Pourtant, le baromètre de confiance Edelman 2025 indique que les employeurs bénéficient toujours d’un niveau de confiance relativement élevé de la part des consommateurs, notamment aux États-Unis où ils constituent la principale source de couverture d’assurance maladie pour les actifs.

En conclusion, l’étude souligne l’importance de construire un « village de confiance » en s’appuyant sur les professionnels de santé, les employeurs et les réseaux sociaux (en privilégiant les sources fiables). Les entreprises qui proposent des prestations de fertilité sont perçues positivement par leurs employés et peuvent ainsi attirer et retenir les talents. Le lien de confiance entre les patients et leurs médecins reste un atout précieux, d’autant plus à l’heure où la confiance envers les médias, le gouvernement et les ONG est en baisse.

Pour en savoir plus sur les données de l’enquête Progyny sur la santé des hommes, vous pouvez consulter l’article de blog n°1 de cette série en trois parties, qui aborde le sentiment de négligence et de manque de services ressenti par les hommes dans leur parcours de fertilité, ainsi que l’article de blog n°2 consacré aux enjeux économiques liés à la construction d’une famille.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.