Publié le 6 décembre 2025 à 16h25. Un point relais PostNL à Tilburg a été contraint de fermer temporairement suite à des menaces et des agressions répétées envers son personnel, exacerbées par l’affluence massive de colis avant les fêtes.
- Un point relais PostNL à Tilburg a fermé ses portes en raison de l’agression constante de clients impatients.
- Le personnel a été menacé verbalement et physiquement, culminant avec l’intervention de la police.
- La propriétaire craint une nouvelle escalade de la violence à l’approche de la Saint-Nicolas et envisage une fermeture définitive.
L’affluence exceptionnelle dans les points relais PostNL, un phénomène observé dans toute les Pays-Bas à l’approche des fêtes de fin d’année, a atteint un point critique à Tilburg. Le point relais situé dans une zone industrielle a été submergé par un volume de colis sans précédent, atteignant 900 colis cette semaine qui n’avaient pu être livrés à domicile ou chez les voisins.
« Nous avons atteint un point où nous avions plus de 2 000 colis en attente », explique Elenne van Put, la propriétaire, à Omroep Brabant. Elle souligne que le traitement de ce volume important prend du temps, et que les clients ne semblent pas comprendre la logistique impliquée.
Les clients impatients ont exprimé leur frustration de manière inacceptable. Selon Mme van Put, elle et ses employés ont été victimes d’insultes et de menaces graves :
« On vous traite de ‘sale, sale salope cancéreuse’ et vous recevez des menaces du genre : ‘Si je ne reçois pas mon colis, vous ne rentrerez pas non plus à la maison’ »
Elenne van Put, propriétaire du point relais
La situation a dégénéré mardi dernier, nécessitant l’intervention de la police. « Les gens refusaient d’accepter notre fermeture et l’atmosphère devenait de plus en plus tendue », témoigne Mme van Put. « Tout le personnel était terrifié. Finalement, cinq agents ont dû disperser la foule. »
Après avoir reçu de nouvelles insultes mercredi, Mme van Put a pris la décision de fermer le point relais. Lors de sa réouverture jeudi, elle a demandé la présence de policiers pour assurer la sécurité.
La propriétaire s’inquiète également pour le bien-être de ses employés, notamment des stagiaires en situation de vulnérabilité.
« Nous accueillons des stagiaires éloignés de l’emploi, comme des réfugiés ou des personnes ayant vécu des violences domestiques. Cette semaine, l’un d’eux, à sa première semaine, est rentré chez lui malade à cause de tout ça. »
Elenne van Put, propriétaire du point relais
Le point relais a de nouveau fermé ses portes aujourd’hui, permettant à l’équipe de se reposer. Cependant, Mme van Put redoute l’arrivée de nouveaux colis et le retour de clients potentiellement agressifs. « Nous recevrons un afflux de colis lundi prochain. Mais je crains que les personnes qui se retrouvent aujourd’hui devant une porte fermée, sans leur cadeau de Saint-Nicolas, ne deviennent encore plus furieuses », explique-t-elle. « Mais notre limite a été atteinte. Si la situation devient à nouveau incontrôlable, nous serons contraints de fermer définitivement ce point relais à Tilburg. »
