Publié le 20 octobre 2023 16:35:00. L’Indonésie renforce sa préparation aux catastrophes naturelles dans la région de Pandeglang, particulièrement vulnérable aux séismes et aux tsunamis, face à une activité sismique croissante et des menaces de plus en plus complexes. Des exercices de simulation et l’installation de nouveaux systèmes d’alerte précoce sont au cœur de cette stratégie.
- L’Agence de météorologie, climatologie et géophysique (BMKG) insiste sur la nécessité d’une sensibilisation et d’une préparation accrues du public.
- Pandeglang est confrontée à de multiples dangers, notamment la zone de subduction de Java, des failles actives et l’activité volcanique du mont Anak Krakatau.
- Trois nouvelles unités de réception d’alerte (WRS-NG) ont été installées, complétant le système d’alerte précoce InaEEWS.
L’Indonésie, située sur la ceinture de feu du Pacifique, est une zone particulièrement exposée aux tremblements de terre, aux tsunamis et aux éruptions volcaniques. La régence de Pandeglang, dans la province de Banten, est considérée comme l’une des zones les plus à risque du pays. Face à une activité sismique grandissante et à la complexité croissante des facteurs déclencheurs de tsunamis, les autorités indonésiennes intensifient leurs efforts de préparation.
Selon Setyoajie Prayoedhie, directeur de la sismologie au BMKG, une approche coordonnée et planifiée est essentielle pour réduire les risques.
« Le risque de catastrophe peut véritablement être réduit si nous menons des efforts d’atténuation planifiés et mesurés impliquant toutes les parties, y compris les communautés locales. »
Setyoajie Prayoedhie, directeur de la sismologie du BMKG
La région de Pandeglang est soumise à de multiples menaces géologiques. Outre la zone de subduction de Java Megathrust, capable de générer des séismes de magnitude allant jusqu’à 8,9, elle est traversée par des failles actives telles que Semangko et Ujung Kulon. Des glissements de terrain sous-marins dans la zone Graben du détroit de la Sonde et l’activité du volcan Anak Krakatau constituent également des sources de danger potentielles.
Pour renforcer les capacités d’alerte précoce, le BMKG a déployé trois unités de système de réception d’alerte de nouvelle génération (WRS-NG) à des emplacements stratégiques. Ces unités sont complétées par des sirènes installées dans les villages côtiers, comme Teluk Labuan et Sidamukti, permettant d’alerter directement les populations. L’agence promeut également le programme Tsunami Ready de l’UNESCO-COI, qui définit 12 indicateurs pour améliorer la résilience des communautés.
La population locale se souvient encore des catastrophes récentes. Le 22 décembre 2018, un tsunami déclenché par un glissement de terrain du mont Anak Krakatau a frappé le district de Sumur à Pandeglang, causant la mort d’au moins 292 personnes, blessant près de 4 000 et déplaçant des dizaines de milliers d’habitants. L’année suivante, un séisme de magnitude 6,9 a provoqué une panique généralisée dans toute la région.
Les formations dispensées dans le cadre de l’école de terrain permettent aux participants de se familiariser avec le système d’alerte précoce aux tremblements de terre en Indonésie (InaEEWS), un système de surveillance en temps réel.
