Publié le 1er janvier 2026 à 11h55. Les services de renseignement américains ont conclu que l’Ukraine n’était pas à l’origine d’une attaque visant le président russe Vladimir Poutine ou l’une de ses résidences, contredisant ainsi les affirmations de Moscou et suscitant des réactions contrastées, notamment de l’ancien président américain Donald Trump.
- La CIA a déterminé que l’Ukraine n’a pas ciblé Vladimir Poutine ou ses résidences.
- Donald Trump a initialement exprimé sa colère face à la prétendue attaque, avant de nuancer son propos.
- La Russie a utilisé cette allégation pour durcir sa position dans les négociations de paix.
Selon des responsables américains, la CIA a écarté l’hypothèse d’une implication ukrainienne dans l’incident, qui avait été présenté par la Russie comme une tentative d’assassinat par drone contre la résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. Cette conclusion corrobore les démentis catégoriques de Kiev.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a qualifié l’accusation russe de « fabrication complète » destinée à justifier une escalade du conflit et à entraver les efforts de paix.
« Il s’agit d’une fabrication complète destinée à justifier de nouvelles attaques contre l’Ukraine, y compris Kiev, ainsi que le refus de la Russie de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à la guerre. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
L’information a été initialement rapportée par le Wall Street Journal. La CIA a refusé de commenter publiquement, et la Maison Blanche a renvoyé les questions à une publication de Donald Trump sur les réseaux sociaux.
Lundi, après avoir été informé par Vladimir Poutine de cette prétendue attaque, Donald Trump s’était dit « très en colère ». Cependant, mercredi, il a partagé sur son compte un article du New York Post remettant en question la véracité des affirmations de Poutine et accusant ce dernier d’entraver un accord de paix. Il avait déjà admis ne pas disposer de confirmation indépendante de l’incident, se disant même ouvert à la possibilité qu’il ne se soit pas produit.
« C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment. C’est une chose d’être offensant parce qu’ils sont offensants. C’en est une autre d’attaquer sa maison. »
Donald Trump, ancien président américain
La Russie avait invoqué cette prétendue attaque pour justifier une possible intensification de ses opérations militaires et durcir sa position dans les négociations de paix, déjà compliquées par des désaccords majeurs sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine et les concessions territoriales exigées par Moscou.
Cet épisode survient après une rencontre entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky à Mar-a-Lago, en Floride, où les deux dirigeants avaient affiché un optimisme prudent, sans pour autant parvenir à des avancées significatives sur les questions clés. Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, a indiqué que des discussions étaient en cours avec des responsables ukrainiens et européens pour renforcer les garanties de sécurité et établir des mécanismes de désescalade. Plus d’informations sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine.
– Cet article a été initialement publié dans Le New York Times.
