Publié le 2025-11-11 10:08:00. La Suisse compte parmi les pays où le port de lunettes est le plus répandu. Entre démographie et habitudes de vie, découvrez cinq chiffres clés qui illustrent l’importance du marché de l’optique dans la Confédération.
- Quatre Suisses sur cinq ont recours à une correction visuelle, principalement des lunettes.
- L’utilisation croissante des écrans contribue à la fatigue oculaire et à la sécheresse oculaire.
- Le temps passé devant les écrans chez les enfants pourrait favoriser le développement de la myopie.
- Les Suisses dépensent en moyenne 540 francs suisses (environ 560 euros) pour une nouvelle paire de lunettes.
- Le marché suisse de l’optique est dominé par des acteurs étrangers, notamment Essilor-Luxottica et Fielmann.
La Suisse se distingue par un taux élevé de porteurs de lunettes, une situation qui s’explique en partie par le vieillissement de la population. Avec l’âge, la presbytie se manifeste et la vision de près devient plus difficile. Cependant, la myopie est également de plus en plus fréquente chez les jeunes, qui ont souvent recours à des lunettes ou à des lentilles de contact.
L’omniprésence des écrans – ordinateurs, tablettes, smartphones – est un facteur à prendre en compte. L’ophtalmologiste Daniel Mojon explique : « La consommation d’écrans n’est pas un problème en soi, du moins pas chez les adultes. Mais elle provoque une fatigue et une sécheresse oculaire accrues. C’est pourquoi les plaintes augmentent. » Selon l’Association Suisse d’Optique, les films et les jeux vidéo sont particulièrement problématiques, car ils exigent une concentration visuelle prolongée sur une même distance.
Les enfants sont particulièrement vulnérables. Une étude récente menée à Taïwan a révélé que les enfants qui passent beaucoup de temps devant des écrans sont plus susceptibles de développer une myopie que ceux qui jouent davantage à l’extérieur. Marc Fielmann, PDG de Fielmann, souligne : « L’œil se développe au cours des 20 à 25 premières années de la vie. Si l’on regarde de près en permanence, la longueur de l’œil change, ce qui peut entraîner une myopie. » Il constate une augmentation significative des ventes de lunettes pour enfants et adolescents, ce qui contribue aux prévisions de chiffre d’affaires record de 2,5 milliards d’euros pour 2025.
En Suisse, les consommateurs dépensent en moyenne 540 francs suisses pour une nouvelle paire de lunettes.
Arène image/photo
En 2024, le prix moyen d’une paire de lunettes s’élevait à 540 francs suisses. Les grandes chaînes proposent des prix moyens inférieurs (450 francs) par rapport aux petits commerces spécialisés (670 francs). Les Suisses renouvellent généralement leur monture tous les cinq ans. Le secteur de l’optique, qui compte environ 1 000 magasins, génère un chiffre d’affaires annuel d’environ 1,2 milliard de francs suisses. Les ventes et le nombre de succursales sont restés stables ces dernières années, avec plus de 1,3 million de paires de verres vendues en 2024.
Le marché suisse de l’optique est dominé par des acteurs internationaux. Essilor-Luxottica (qui comprend Visilab, Mc Optik et Koch Optik) est le principal fournisseur, avec 172 succursales. L’entreprise allemande Fielmann (avec Pro Optik) occupe la deuxième place, avec 42 succursales. Parmi les entreprises suisses comptant plus de 10 succursales, on retrouve Misenso, Berdoz Optic, Alain Afflelou et Belotti/Blitz.
