Malgré une trêve en vigueur depuis le 10 octobre, la situation humanitaire à Gaza reste désespérée, avec une augmentation alarmante de la malnutrition infantile. Des milliers d’enfants ne reçoivent pas une alimentation suffisante, menaçant leur santé et leur développement à long terme.
L’Unicef alerte sur une détérioration rapide de la situation nutritionnelle des enfants dans la bande de Gaza. Le nombre de nourrissons souffrant de malnutrition a été multiplié par cinq cette année, avec 9 300 enfants traités pour malnutrition sévère rien qu’en octobre.
« La plupart des familles n’ont pas les moyens de s’offrir de la viande, qui coûte environ 20 dollars (environ 18 euros) le kilo », a déclaré Tess Ingram, porte-parole de l’Unicef. Cette situation contribue à la propagation de la malnutrition, particulièrement chez les plus jeunes.
La trêve avait pour objectif de faciliter l’acheminement d’une aide humanitaire accrue vers Gaza, mais les quantités de nourriture livrées restent insuffisantes. L’Unicef constate que le nombre d’enfants nécessitant une assistance est cinq fois supérieur à celui enregistré en février dernier.
Ingram a décrit des scènes poignantes dans les hôpitaux, où des bébés pesant moins d’un kilogramme luttent pour respirer, leurs petits corps affaiblis par la faim.
Par ailleurs, l’acheminement de l’aide est entravé par des obstacles logistiques. L’Unicef signale des retards et des refus de marchandises aux postes frontaliers, des routes bloquées et des problèmes de sécurité persistants.
En août, des experts soutenus par les Nations Unies avaient déjà mis en évidence des conditions proches de la famine affectant environ 500 000 personnes, soit un quart de la population de la bande de Gaza. Ces experts avaient également averti que la faim pouvait causer des dommages irréversibles chez les enfants.
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