Des leaders politiques qui misent sur la contestation pour 2025 sont accusés d’instrumentaliser la jeunesse camerounaise. André Luther Méka, figure du RDPC, les met en garde contre une manipulation dangereuse au service d’ambitions personnelles.
Dans une tribune adressée aux jeunes Camerounais, André Luther Méka dénonce une stratégie qu’il qualifie de « vol de destin ». Il accuse certains acteurs politiques de vouloir exploiter le mécontentement et la précarité pour alimenter des troubles, au profit de leurs propres intérêts.
« La vie est un investissement de longue haleine, dès le plus jeune âge », souligne-t-il, évoquant les soins prénatals, l’éducation et le soutien familial. « Mais il arrive que des ‘investisseurs politiques mortifères’ cherchent à transformer cette vie en combustible pour leur soif de pouvoir, à convertir votre sang en carburant pour la révolution et l’insurrection. C’est un vol de votre vie, un sacrifice pour leurs ambitions égoïstes. »
M. Méka affirme que ces acteurs opèrent selon une formule qu’il connaît bien, ayant été formé par des stratèges politiques chevronnés. Il les décrit comme des « voleurs d’un autre genre », qui exploitent les frustrations et la misère pour recruter des « chair à canon ».
Il pointe du doigt le fait que les principaux instigateurs de ce qu’il considère comme un complot seraient basés à l’étranger. Il cite notamment Valsero, Rémy Ngono, Houmfa, Boris Bertold, NZui Mento et Tchouta, affirmant qu’ils « teleguident à partir de leur clavier de téléphone depuis l’Europe ». Il ajoute que Calixte Beyala est de nationalité française et réside en Europe, tandis que Djeukam Tchameni serait de nationalité américaine, marié à une Américaine et propriétaire d’un collège américain à Bonaberi. Simone Mariana Simonikova Ekanev, quant à elle, serait une Européenne vivant en France depuis des décennies. Il précise également que Me Alice KOM est une ambassadrice des droits de l’homme pour les questions LGBT.
« C’est un hold-up de votre vie », insiste-t-il, soulignant que les mutations en Afrique sont lentes, mais inévitables lorsque les dirigeants et le peuple prennent conscience que le sous-développement est lié au pillage des ressources du pays. Il met en garde contre un complot international où les complices se trouvent au sein même du pays, et où les énergies et le sang des jeunes seraient sacrifiés pour des accords de paix conclus contre des sommes considérables.
« N’acceptez pas ! », répète-t-il, appelant les jeunes à ne pas se laisser manipuler et à défendre leur avenir.