Publié le 12 octobre 2025 13:02:00. Commonwealth Fusion Systems, une entreprise américaine pionnière dans le domaine de la fusion nucléaire, a levé 863 millions de dollars pour accélérer le développement de sa technologie prometteuse, attirant notamment l’investissement du géant de l’intelligence artificielle Nvidia. Cette nouvelle levée de fonds consolide la position de l’entreprise comme l’un des acteurs majeurs de la course à l’énergie propre et illimitée.
- Commonwealth Fusion Systems a obtenu 863 millions de dollars de financement.
- Nvidia, via sa branche NVentures, participe à ce tour de table aux côtés d’investisseurs existants comme Khosla Ventures et Google.
- L’entreprise vise à construire une centrale électrique à fusion opérationnelle d’ici le début des années 2030.
Ce financement significatif porte à environ 3 milliards de dollars le total des fonds collectés par Commonwealth Fusion Systems (CFS), représentant un tiers de l’ensemble des investissements réalisés à ce jour dans le secteur de la fusion nucléaire. L’apport de Nvidia, un acteur clé dans le domaine de l’IA, souligne l’importance croissante de la puissance de calcul pour relever les défis techniques liés à la maîtrise de la fusion.
Selon Bob Mumgaard, PDG de CFS, le système de démonstration de l’entreprise est actuellement achevé à environ 65 % et devrait atteindre une étape technique cruciale en 2027. Ce jalon est essentiel pour la construction de l’usine commerciale prévue en Virginie, un projet ambitieux qui répond à la demande croissante d’électricité, notamment due à l’essor des centres de données.
« Cela nous rapproche de la possibilité de faire de la fusion une entreprise commerciale. Cela se produit à un moment où nous avons besoin de beaucoup d’énergie. »
Bob Mumgaard, PDG de Commonwealth Fusion Systems
En juin dernier, Google s’était engagé à acheter la moitié de la production de cette future centrale électrique de 400 mégawatts (environ 400 000 kilowatts). Ce contrat témoigne de la confiance du géant technologique dans le potentiel de la fusion comme source d’énergie durable et fiable. L’usine devrait être opérationnelle au début des années 2030.
La technologie développée par CFS repose sur l’utilisation de champs magnétiques puissants pour confiner et chauffer le plasma, l’état de la matière dans lequel les atomes sont ionisés, afin de déclencher la fusion nucléaire. Si elle réussit, cette approche pourrait fournir une source d’énergie propre, abondante et sans émissions de gaz à effet de serre.
Ce nouveau tour de financement est perçu comme un signe encourageant pour l’avenir de la fusion nucléaire, un domaine qui a longtemps été considéré comme un défi scientifique et technologique majeur. Il confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour les solutions énergétiques innovantes et durables.
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