Publié le 13 décembre 2025 à 06h33. Une nouvelle étude révèle que le manque de sommeil pourrait avoir un impact plus important sur l’espérance de vie que le manque d’exercice ou une mauvaise alimentation, un constat surprenant qui remet en question nos priorités en matière de santé.
- Dormir moins de sept heures par nuit est associé à une espérance de vie réduite, un impact plus fort que celui d’un régime alimentaire déséquilibré ou d’un manque d’activité physique.
- Seul le tabagisme présente un risque plus élevé pour la longévité.
- Les habitudes de sommeil sont modifiables, et viser sept à neuf heures de sommeil par nuit pourrait avoir des bénéfices significatifs pour la santé.
Les chercheurs de l’Oregon Health & Science University ont analysé les données d’une enquête américaine menée entre 2019 et 2025. Leurs conclusions, publiées dans la revue Sleep Advances, mettent en lumière l’importance cruciale du sommeil pour la santé globale et la longévité. L’étude a pris en compte divers facteurs tels que l’inactivité physique, la situation professionnelle et le niveau d’éducation, afin d’isoler l’impact spécifique du sommeil.
Selon le physiologiste du sommeil Andrew McHill, les résultats de l’étude sont particulièrement frappants.
« Je ne m’attendais pas à ce que le manque de sommeil soit aussi fortement corrélé à l’espérance de vie. Les gens devraient vraiment s’efforcer de dormir sept à neuf heures si possible. »
Andrew McHill, physiologiste du sommeil
Il souligne que le corps envoie des signaux que nous avons tendance à ignorer ou à minimiser. Une seule nuit de sommeil insuffisant peut affaiblir le système immunitaire et perturber les fonctions cérébrales. À long terme, de mauvaises habitudes de sommeil peuvent entraîner des problèmes de santé graves tels que le diabète et l’obésité.
Cette recherche observationnelle ne peut pas établir de lien de causalité direct, mais l’association entre un sommeil court et une vie plus courte est suffisamment forte pour surprendre la communauté scientifique. L’étude confirme que le sommeil n’est pas simplement une question de bien-être, mais un pilier fondamental de la santé, potentiellement plus important que l’alimentation ou l’exercice.
L’American Academy of Sleep Medicine et la Sleep Research Society recommandent de viser sept heures de sommeil par nuit. L’étude apporte également un élément d’espoir pour ceux qui ont du mal à respecter ces recommandations, en suggérant qu’il est possible de compenser partiellement le manque de sommeil accumulé pendant la semaine en dormant davantage le week-end.
En conclusion, Andrew McHill insiste sur l’importance de prioriser le sommeil :
« Une bonne nuit de sommeil améliorera la façon dont vous vous sentez, mais aussi la durée de votre vie. »
Andrew McHill, physiologiste du sommeil
Alors, si vous cherchez une excuse pour éteindre votre ordinateur, laisser de côté vos soucis et vous reposer, considérez cela comme un signal clair : la nuit, c’est le moment de dormir.
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