Une nouvelle thérapie topique pourrait bien révolutionner le traitement de la perte de cheveux. La société Pelage Pharmaceuticals a levé 120 millions de dollars (environ 112 millions d’euros) pour accélérer le développement de son traitement expérimental, PP405.
Ce financement de série B, mené par ARCH Venture Partners et Google Ventures, avec le soutien d’investisseurs existants tels que Main Street Advisors, Visionary Ventures et YK Bioventures, permettra à Pelage de lancer des essais cliniques à un stade avancé et d’agrandir son équipe. L’entreprise prévoit de débuter ces essais l’année prochaine.
PP405 se distingue par son approche innovante. Il s’agit d’une thérapie non invasive qui vise à réactiver les cellules souches dormantes au niveau des follicules pileux, stimulant ainsi la repousse des cheveux chez les hommes et les femmes.
« La science est un élément différenciateur majeur concernant le mécanisme d’action du PP405, » explique Christina Weng, directrice médicale de Pelage. « Il s’agit d’une approche de médecine régénérative qui cible les cellules souches des follicules pileux et s’attaque véritablement à la cause profonde de la chute des cheveux, contrairement aux traitements actuellement disponibles qui se concentrent sur des facteurs secondaires tels que les hormones. »
Actuellement, seuls deux médicaments, le minoxidil et le finastéride, sont approuvés par la FDA pour traiter l’alopécie androgénétique (perte de cheveux). Le minoxidil est le seul autorisé pour une utilisation chez les femmes.
Des résultats préliminaires encourageants ont déjà été observés lors d’une étude menée sur 78 hommes et femmes atteints d’alopécie androgénétique. L’étude a confirmé la sécurité et la bonne tolérance du PP405. De plus, 31 % des hommes souffrant d’une perte de cheveux sévère et traités avec le PP405 ont constaté une augmentation de plus de 20 % de leur densité capillaire quatre semaines après la fin du traitement, comparativement au groupe placebo qui n’a montré aucun changement.
L’annonce a suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux, où l’on espère assister à l’arrivée du premier nouveau traitement contre la chute des cheveux depuis plusieurs décennies. Daniel Gil, PDG de Pelage, a indiqué que l’entreprise était en discussion avec plusieurs sociétés concernant la vente et la commercialisation du traitement, en cas d’approbation.
