Home SantéPetit signe de détail qui augmente le risque de développer un cancer intestinal 5 fois

Petit signe de détail qui augmente le risque de développer un cancer intestinal 5 fois

by Sophie Martin

Publié le 29 septembre 2025 05:45:00. Une étude australienne révèle que la présence combinée de deux types de polypes intestinaux augmente significativement le risque de développer un cancer colorectal, une maladie dont l’incidence est en hausse, notamment chez les jeunes adultes.

  • La combinaison d’adénomes et de polypes dentelés multiplie par cinq le risque de cancer colorectal.
  • Plus de la moitié des patients porteurs de polypes dentelés présentent également des adénomes, élargissant ainsi le groupe à risque.
  • Des recherches sont en cours pour identifier des biomarqueurs sanguins permettant de prédire les récidives du cancer colorectal et d’éviter les coloscopies systématiques.

Une recherche approfondie menée par l’Université de Flinders a mis en évidence un lien préoccupant entre la présence simultanée de deux types de polypes dans l’intestin et un risque accru de cancer colorectal. Cette découverte est d’autant plus importante que l’incidence de ce cancer, l’un des plus fréquents, est en augmentation, en particulier chez les personnes de moins de 50 ans.

L’étude s’est concentrée sur les polypes, ces excroissances qui se développent sur la paroi intestinale et qui peuvent potentiellement évoluer vers un cancer. Les chercheurs ont constaté que le risque augmentait considérablement lorsque les patients présentaient à la fois des adénomes et des polypes dentelés.

« Les polypes sont souvent bénins, mais lorsque l’adénome et les polypes dentelés sont présents ensemble, le risque de cancer augmente de manière significative. Ces personnes devraient impérativement poursuivre un suivi régulier par coloscopie. »

Molla Wassie, auteur de l’étude

L’analyse de plus de 8 400 dossiers de coloscopie a révélé qu’environ la moitié des patients atteints de polypes dentelés présentaient également des adénomes. Ce chiffre suggère que le nombre de personnes à risque est plus élevé que ce que l’on pensait auparavant. Selon le Dr Wassie, cette combinaison de polypes pourrait activer différentes voies de développement du cancer simultanément, soulignant l’importance d’un diagnostic précoce et d’une surveillance régulière.

L’étude a également mis en lumière des différences dans la vitesse de développement des polypes : les polypes dentelés tendent à évoluer plus rapidement que les adénomes, ce qui renforce la nécessité de calendriers de coloscopie personnalisés.

Les experts recommandent aux personnes de plus de 45 ans, ou ayant des antécédents familiaux de maladies intestinales, de se soumettre à un dépistage régulier. En Australie, le programme national de dépistage du cancer de l’intestin propose un test à domicile gratuit tous les deux ans aux personnes âgées de 45 à 74 ans.

Parallèlement à ces efforts de dépistage, des recherches sont menées pour améliorer la prise en charge des patients après un diagnostic de cancer colorectal. Le professeur Michael Samuel, de l’Université d’Australie du Sud, explique que même après un traitement réussi, le risque de récidive reste élevé.

« Nous sommes à un stade précoce, mais nous étudions la possibilité de détecter ces biomarqueurs par une simple analyse sanguine. »

Professeur Michael Samuel, Université d’Australie du Sud

Son équipe travaille à identifier des biomarqueurs spécifiques, présents dans la circulation sanguine, qui pourraient prédire le risque de récidive. L’objectif est de développer un test sanguin plus simple et moins invasif que la coloscopie pour surveiller les patients et détecter précocement d’éventuelles récidives.

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