Plus de 200 animaux ont été découverts dans des conditions alarmantes au sein d’une maison de Long Island, où une femme de 95 ans était également séquestrée au milieu du désordre. La propriétaire des lieux et son compagnon ont été inculpés pour maltraitance animale suite à cette découverte choquante.
C’est suite à des signalements de voisins que les autorités du comté de Suffolk ont perquisitionné mercredi dernier le domicile de Samantha Boyd. À l’intérieur, ils ont constaté un état de thésaurisation extrême, bien loin du « refuge faunique » que prétendait être cet endroit. Des chats, des chiens, des dindes, des coqs, des reptiles et même des écureuils étaient entassés dans des cages et des enclos insalubres.
Certains animaux étaient dans un état si critique qu’ils ont dû être euthanasiés, ont précisé les responsables. John Di Leonardo, militant pour la défense des animaux, a présenté des preuves de cette négligence, notamment un lapin aux griffes excessivement longues et une caille vivant dans ses propres excréments.
« C’est une négligence grave », a-t-il déclaré. « Cette maison est un véritable foyer de thésaurisation. »
Des vidéos diffusées par l’association Humane Long Island montrent un écureuil en cage, entouré de montagnes de déchets, et un canard affaibli, incapable de marcher correctement. Ces images témoignent de la détresse des animaux.
Un voisin, Dave Rodriguez, a exprimé sa stupéfaction : « Je pensais qu’ils faisaient quelque chose de bien, mais je n’imaginais pas que les animaux étaient en danger. Les conditions dans lesquelles ils étaient contraints de vivre étaient déplorables. »
L’enquête a révélé une situation encore plus préoccupante : la mère de Samantha Boyd, âgée de 95 ans, était pratiquement prisonnière à l’étage, vivant dans les mêmes conditions insalubres. « Elle était coincée à l’étage et il a fallu un certain temps pour la faire sortir », a expliqué Ray Tierney, procureur du district du comté de Suffolk.
La femme âgée a été prise en charge et se porte bien, a confirmé le procureur.
Samantha Boyd, titulaire d’une licence new-yorkaise pour la réhabilitation de la faune, est accusée d’avoir abusé de cette autorisation pour accumuler des animaux sauvages sous prétexte de s’en occuper. « Votre licence de faune ne vous donne pas le droit de thésauriser des animaux sauvages et de les garder comme des animaux de compagnie », a souligné John Di Leonardo. « C’est un problème récurrent. »
Pour le militant, cette affaire constitue « une trahison de la confiance du public et une trahison envers les animaux ».
Samantha Boyd n’a pas pu être contactée pour faire un commentaire.
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