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Pourquoi la Banque mondiale affirme-t-elle que l’économie équatorienne connaîtra l’une des croissances les plus faibles d’Amérique latine en 2026 ? | Pérou | Argentine | Chili | Monde

by Clara Dubois

Publié le 17 janvier 2026 à 02:31:00. L’Équateur devrait afficher l’une des croissances économiques les plus faibles d’Amérique latine en 2026, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale, qui alerte sur un ralentissement généralisé de la région.

  • La Banque mondiale prévoit une croissance du PIB équatorien de 2 % en 2026, en baisse par rapport aux 3,2 % estimés pour 2025.
  • L’Amérique latine et les Caraïbes devraient continuer à afficher l’une des croissances les plus lentes au monde.
  • Plusieurs facteurs défavorables, tels que les politiques commerciales américaines, les restrictions migratoires et le changement climatique, pourraient freiner la croissance régionale.

La Banque mondiale a publié récemment ses Perspectives de l’économie mondiale, qui dressent un tableau préoccupant pour l’Équateur. Le pays devrait connaître un ralentissement économique significatif en 2026, avec une croissance du produit intérieur brut (PIB) estimée à seulement 2 %. Cette prévision est en nette baisse par rapport aux 3,2 % anticipés pour l’année 2025.

L’Équateur n’est pas le seul pays latino-américain concerné par ce ralentissement. Le Pérou, le Chili, l’Argentine, le Paraguay et le Mexique devraient également afficher une croissance économique modérée cette année. Dans l’ensemble, la Banque mondiale anticipe que l’Amérique latine et les Caraïbes resteront l’une des régions les plus lentes à se développer à l’échelle mondiale.

Selon l’institution financière internationale, plusieurs facteurs pourraient expliquer ce marasme économique. Parmi eux figurent les tarifs douaniers imposés par les États-Unis, qui pourraient affecter les exportations de la région. De plus, un durcissement des politiques d’immigration par l’administration de Donald Trump pourrait limiter les transferts de fonds des expatriés, une source importante de revenus pour de nombreux pays d’Amérique latine. Enfin, le changement climatique, avec l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses, représente une menace supplémentaire pour l’agriculture et l’économie en général.

En 2026, l’économie équatorienne devra également faire face à un contexte mondial plus difficile qu’en 2025. Le ralentissement de la croissance économique mondiale, les tensions géopolitiques persistantes et la stabilisation des prix des matières premières pèseront sur les perspectives de croissance. À ces contraintes externes s’ajoutent des défis structurels propres à l’Équateur, tels que le faible niveau des investissements privés, les restrictions budgétaires et les problèmes de productivité.

Voici les projections de la Banque mondiale concernant la croissance économique des pays d’Amérique latine en 2026 :

  • Chili : 2,2 % (contre 2,6 % en 2025)
  • Argentine : 4 % (contre 4,6 % en 2025)
  • Paraguay : 3,9 % (contre 5,5 % en 2025)
  • Bolivie : -1,1 % (contre -0,5 % en 2025)
  • Pérou : 2,5 % (contre 3 % en 2025)
  • Brésil : 2 % (contre 2,3 % en 2025)
  • Colombie : maintient un PIB à 2,6 %
  • Mexique : s’élève à 1,3 % (contre 0,2 % en 2025)

Le rapport de la Banque mondiale souligne que, contrairement à d’autres régions émergentes, l’Amérique latine est confrontée à un double défi : une faible croissance potentielle et un espace budgétaire limité pour mettre en œuvre des mesures de relance économique.

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